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Du sursis pour le cuisinier contrôlé avec 20 grammes de résine en poche

S’il y a bien une chose qui est récurrente, actuellement en Principauté, c’est la consommation de drogue et psychotrope évoquée devant le tribunal correctionnel.

J.-M.F. Publié le 21/02/2019 à 10:17, mis à jour le 21/02/2019 à 10:17
« Je ne touche plus à rien », a promis le prévenu.	(Illustration F.F.)
« Je ne touche plus à rien », a promis le prévenu. (Illustration F.F.)

S’il y a bien une chose qui est récurrente, actuellement en Principauté, c’est la consommation de drogue et psychotrope évoquée devant le tribunal correctionnel. Chaque audience a maintenant son dossier de stupéfiants !

La dernière affaire en date concerne un jeune cuisinier français. Que mijotait-il avec un sachet de quelque 20 grammes de résine de cannabis dans ses poches ? C’est la quantité remise aux policiers à l’amorce d’une palpation quand il est contrôlé le 13 octobre, vers 15 h 45, sur le boulevard Princesse-Grace, à bord de sa BMW, au moment de retourner aux fourneaux.

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle s’inquiète de ce comportement. « Vous alliez au travail avec de la drogue ? » L’interrogation est pertinente à l’heure où plusieurs maîtres-queux ont dénoncé l’usage de stupéfiants dans la restauration.

 

« Non, assure le prévenu. Je l’ai achetée dans un quartier de Nice hier soir. Je l’avais tout simplement conservée sur moi… » Le magistrat note tout de même « une procédure à Nice, il y a six ans, pour vente de drogue. Puis, plus récemment, le 27 novembre 2017 pour conduite en état d’ivresse… » Le cuistot est formel : « Aujourd’hui, j’ai tout arrêté. Je ne touche plus à rien… »

« Il est bien inséré dans la société monégasque »

La prise de conscience est, somme toute, tardive ! D’ailleurs, le premier substitut Cyrielle Colle souligne cette maturité longue à venir. « Monsieur n’a pas réfléchi aux conséquences de ses actes. Il se retrouve devant le tribunal pour des faits d’importation. Avec deux condamnations précédentes graves. S’il recommence à Monaco une prochaine fois, il comparaîtra dans le box en face. Il doit reprendre les choses en main. Compte tenu de la quantité, vous prononcerez une peine de quinze jours assortie du sursis. »

Le prévenu ne devrait plus avoir besoin de « béquille toxique » s’il veut marcher droit ! Dans sa plaidoirie, la défense est un peu emportée par l’émotion de voir son client perdre espoir de conserver son job à l’issue d’une condamnation sévère.

 

« Il a pourtant un bon fond, affirme Me Virginie Parriaux, du Barreau de Nice, afin de balayer d’éventuelles réserves prises en collégialité. Il est bien inséré dans la Société monégasque. Sa première condamnation ? Parlons-en ! Il avait essuyé les plâtres des erreurs de son père… Modérez votre sanction afin qu’il ne perde pas son emploi… »

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public. Soit quinze jours avec sursis.

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