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Du sursis pour l'homme qui se masturbait dans le TER

Mis à jour le 07/06/2018 à 05:11 Publié le 07/06/2018 à 05:10
«Rien ne permet de déterminer si cet homme s'est masturbé à Monaco...» L'avocat du prévenu a tenté, en vain, de soulever l'incompétence territoriale des juges monégasques.

«Rien ne permet de déterminer si cet homme s'est masturbé à Monaco...» L'avocat du prévenu a tenté, en vain, de soulever l'incompétence territoriale des juges monégasques. archives M.A.

Du sursis pour l'homme qui se masturbait dans le TER

À l'issue d'une semaine de délibéré, le tribunal correctionnel a condamné un commis de cuisine mentonnais au chômage à une peine de quinze jours d'emprisonnement avec sursis pour s'être masturbé dans une rame du TER le 14 octobre dernier.

À l'issue d'une semaine de délibéré, le tribunal correctionnel a condamné un commis de cuisine mentonnais au chômage à une peine de quinze jours d'emprisonnement avec sursis pour s'être masturbé dans une rame du TER le 14 octobre dernier.

Les faits, relatés dans notre édition du jeudi 24 mai dernier, mettaient en exergue le comportement déplacé du prévenu dans une navette ferroviaire régionale reliant Nice à Menton.

Dans le wagon quasi désert, il n'avait pas remarqué une passagère éloignée de quelques sièges. La jeune femme, scandalisée par l'attitude de ce voyageur pervers, n'est pas près d'oublier son trajet au départ de la gare de Monaco. Elle n'aurait jamais pensé voir une scène pareille dans un train. Au point d'avoir le réflexe de prendre une photo de cet inconnu bizarre qui tenait son pénis dans la main pour s'offrir un plaisir solitaire. Elle ne tardait pas d'ailleurs à dénoncer cet « activiste onaniste » à la Sûreté publique dès son retour dans la cité princière.

« Une pulsion subite… après avoir bu 3 bières »

L'avocat du prévenu, Me Arnaud Cheynut, avait, d'emblée, plaidé la nullité à cause d'une « enquête de piètre qualité et le manque d'éléments » pour condamner son client. Il insistait surtout sur le lieu de l'infraction, commis en dehors du territoire de la Principauté, afin que le tribunal se déclare incompétent. « Rien ne permet de déterminer si cet homme s'est masturbé à Monaco. Il s'est laissé aller à cette pratique dans un train qui, par définition, bouge… Alors, ce n'était certainement pas en terre monégasque… »

L'avocat revenait encore à la charge en indiquant la légèreté de la plaignante. « Aujourd'hui, elle n'est pas à l'audience ! Sur la photo, rien n'indique les lieux et heure où elle a été prise. Une division horaire précise aurait permis de connaître une juste concordance avec la localisation du convoi sur la portion ferroviaire située en Principauté. Car mon client est formel : il reconnaît les faits en affirmant une pulsion subite en gare de Roquebrune-Cap-Martin après avoir bu trois bières. Il était surtout persuadé qu'il n'y avait personne pour l'observer. C'est à partir de cette seule condition qu'il a exhibé son sexe. »

Par manque d'adrénaline ?

Enfin, le plaideur a estimé que la « police avait pourtant les moyens d'exploiter les bandes de vidéosurveillance de la station SNCF et le portable de la plaignante qui est de nationalité japonaise afin de prouver l'infraction en Principauté ». Un dernier point : « il est important de rappeler que le fautif a un passé psychique qui peut expliquer son geste. Si vous aviez accepté le report de cette affaire, j'aurais pu fournir une expertise à votre tribunal… »

« La dame est choquée »

Alors, le bénéfice du doute doit-il profiter au coupable ? Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle comme le procureur Cyrielle Colle ne céderont pas la moindre once d'incompétence territoriale. L'affaire est retenue…

Au cours des débats, brièvement, le premier magistrat évoquait une propension à l'excitation avec le visionnage d'une vidéo pornographique sur le portable du prévenu. La représentante du parquet parlait d'un « geste constitutif d'un outrage et susceptible d'être vu par le public. C'est extrêmement grave et la dame est choquée. On ne peut avoir pareil comportement que chez soi. » Les réquisitions étaient ponctuées par une peine de quinze jours assortie du sursis. Le tribunal a finalement suivi les réquisitions du ministère public.


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