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Du ferme pour un étudiant monégasque éméché et belliqueux

Mis à jour le 03/07/2017 à 13:07 Publié le 03/07/2017 à 05:04
Le palais de justice à Monaco.

Le palais de justice à Monaco. Photo J.-F. O.

Du ferme pour un étudiant monégasque éméché et belliqueux

Les rixes après boire dans la nuit du samedi au dimanche se multiplient sur le port Hercule ! La énième bagarre évoquée à l'audience du tribunal correctionnel a vu l'affrontement d'un jeune étudiant monégasque avec une victime sur la route de la Piscine, le 24 décembre dernier, vers 4 heures.

Une "faute" de frappe de plus pour laquelle les policiers ont dû intervenir pour ramener l'ordre. L'arrivée des agents sur les lieux a d'ailleurs provoqué la dispersion rapide des antagonistes et des badauds. Toutefois, déterminés à débusquer le ou les coupables, les hommes forts de la Sûreté publique ont fait le tour des débits de boissons qui longent la darse sud.

Au niveau de "La Brasserie", ils aperçoivent une personne avec la bouche en sang. L'indice ! Aussitôt l'entourage, appréhendé, est interrogé. Le blessé raconte qu'il se trouvait là par hasard, quand quatre à cinq personnes l'ont agressé et il désigne celui qui lui a porté des coups violents. Interpellé dans la foulée, le fautif conteste toute brutalité. Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle demande au prévenu de raconter sa version des faits.

"On buvait au Before, quand j'ai vu mon petit frère, dehors, à terre. Je suis sorti et j'ai juste repoussé la victime. Je ne l'ai pas frappée. Après je n'ai été témoin d'aucune autre violence." Le magistrat n'est pas convaincu. "Pourquoi le plaignant vous désigne-t-il en premier?"

L'étudiant feint-il l'étonnement ? "Je ne sais pas. Je ne connais pas ce personnage et je n'ai d'ailleurs aucun souvenir de la suite… On était éméché, mais il n'y a pas eu de violences…"

Quelque chose cloche pour le président. "Vous reconnaissez devant les inspecteurs lui avoir donné une gifle. Puis vous racontez qu'un homme vous a mal parlé et une bagarre a éclaté ! Quant au petit frère, il est absent et aucun témoin en parle…"

Le prévenu campe sur sa version et avance: "Je ne suis pas parti en courant quand les policiers m'ont interpellé, car je n'avais rien à me reprocher… J'avais avalé cinq verres de vodka!"

Au passage, le président remarque une condamnation sur le casier monégasque pour conduite en état d'ivresse et outrages à agent. Et la fiche de renseignement mentionne un avis défavorable pour vol, violences et ivresse.

Pour le premier substitut Olivier Zamphiroff, "la victime est absente à la barre. C'est son affaire. Mais cela ne blanchit personne… Le prévenu cherche à effacer une bagarre décrite par les témoins. Il était surtout dans la brume d'une alcoolémie forte qui le soustrayait à une lucidité cohérente. Condamné, précédemment, à une peine de dix jours ferme, je ne vais pas baisser la garde. Afin qu'il ne perde plus son sang-froid, Il faut remettre dix jours de plus ! Et ferme."

Aucun témoignage extérieur et rien de concordant ni de clair apparaît pour la défense. "Pas le moindre élément tangible, tempête Me Sarah Filippi, explique cette bagarre embrouillée d'une dizaine de secondes. Une seule personne est à la barre : mon client ! Or, la victime a été agressée par plusieurs individus. L'enquête n'a pas été terminée. Le certificat médical, avec un jour d'ITT, signale une tuméfaction au niveau du nez. Or, la victime à la lèvre en sang. Vous ne pourrez certainement pas entrer en voie de condamnation…"

Le tribunal réduira légèrement les réquisitions du ministère public avec une peine de huit jours ferme.


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