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Drogué, il est sauvé par un appel de son fils de 13 ans

Mis à jour le 23/10/2018 à 08:50 Publié le 23/10/2018 à 10:00
“C’est pour combattre un mal-être qui me perturbe depuis longtemps”, a-t-il déclaré aux policiers.

“C’est pour combattre un mal-être qui me perturbe depuis longtemps”, a-t-il déclaré aux policiers. Photo Frantz Bouton

Drogué, il est sauvé par un appel de son fils de 13 ans

Apeuré par les malaises et nausées de son père en plein après-midi, l'enfant a alerté la Sûreté publique. Les juges ont regretté l'absence du fautif à la barre du tribunal.

Il n’avait aucune pénibilité à parcourir à pied la faible distance entre sa maison et le palais de justice. Pourtant, un résident du Rocher ne s’est pas présenté, mardi, à l’audience du tribunal correctionnel.

Il devait comparaître pour détention et usage de stupéfiants. À part quelques propos rapportés à l’audience par le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, au cours de la garde à vue de l’intéressé, aucun éclairage supplémentaire ne sera apporté au dossier.

Au niveau des faits reprochés, le 16 janvier dernier, vers 17h30, les policiers reçoivent l’appel poignant d’un enfant de treize ans. Il est apeuré par les malaises et nausées de son père qui vient de consommer du cannabis.

"J’essaie de ne pas fumer quand il y a mon fils
à la maison"

Quand les inspecteurs de la Sûreté publique arrivent au domicile, à Monaco-Ville, ils trouvent sur la table du salon tout l’attirail du fumeur: de nombreux pétards, lames de cutter, une boule de 8,6 grammes de shit, etc.

"Dans la chambre attenante, précise le magistrat, les fonctionnaires voient cet homme de 31 ans, mécanicien de profession, sans emploi à ce jour, allongé sur le lit. Mais conscient! Il reconnaît avoir fumé de la résine de cannabis et une addiction à l’herbe depuis de nombreuses années. “C’est pour combattre un mal-être qui me perturbe depuis longtemps”, déclarait-il aux policiers. Habituellement, j’essaie de ne pas fumer quand il y a mon fils à la maison. Cette fois, la crise de panique était trop forte et j’ai dû consommer subitement de la résine…"

Une absence regrettable

L’intempérant sera conduit au CHPG et admis dans le service de psychiatrie pendant un mois.

"Si ce personnage n’a pas d’antécédents, souligne le premier substitut Cyrielle Colle, il faut tout de même prononcer une peine utile pour l’inciter à une réflexion bénéfique. Car cet individu consomme régulièrement depuis 2018. Boulettes, pétards et autres retrouvés en sont la preuve. Vous le condamnerez à un mois d’emprisonnement assorti du sursis pour cette première infraction."

À l’issue du délibéré, le président a déploré son absence "car elle interdit au tribunal toute mesure de répression, comme toute obligation de soins". Le tribunal prononcera par défaut une peine de quinze jours avec sursis.


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