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Dix jours avec sursis pour avoir insulté deux carabiniers

Mis à jour le 10/01/2021 à 20:04 Publié le 10/01/2021 à 20:04
Le tribunal correctionnel de Monaco.

Le tribunal correctionnel de Monaco. Photo archives Michael Alesi

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Dix jours avec sursis pour avoir insulté deux carabiniers

Les outrages ! Il n’y a pas plus insupportable et contraire à la politesse sociale. L’orientation humiliante est plus encore sanctionnée par la loi quand l’offenseur soulage sa haine de l’uniforme.

Le 9 septembre 2020, un individu sans ressources s’emportait à la suite d’une simple remarque sur l’absence du port du masque de la part des carabiniers, quand il traversait vers 14 h 30 la place du palais princier.

« Des médicaments pour trouble de la personnalité »

Sur le ton du charretier, les agressions verbales foisonnaient, de la scatologie à l’irrationnel.
Que d’émotions négatives en échange d’un souci de protection en ces temps de crise sanitaire !

Personnage à l’humeur acariâtre, il allait se retrouver évidemment devant le tribunal correctionnel pour un rappel aux règles de convenances et son manquement au savoir-vivre.

À l’audience, l’homme de 34 ans a reconnu son dérapage. Il l’explique « par la prise de médicaments pendant dix ans pour soigner un trouble de la personnalité. Mais ce jour-là, je n’avais surtout pas envie d’être incommodé par le port du masque. Je venais d’élaguer un jardin et de me recueillir à la cathédrale à la mémoire de mon frère »...

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle (*) note sur le rapport de l’expert psychiatre « la présence d’une tendance sociopathe pour expliquer agressivité et impulsivité. Vous étiez ivre aussi avec une alcoolémie de 0,68 mg/l. Vous aviez dans les mains un couteau et un sécateur...»

Des outils professionnels... « J’étais jardinier à l’époque, avant de démissionner », précise le prévenu.
Les plaignants s’approchent de la barre pour livrer leur version.

« Un comportement inadapté »

« Se protéger était une exigence et une sommation. Ce personnage tenait des propos incohérents. Il transpirait. Il y a eu aussitôt un petit attroupement, car il continuait de s’emporter et de nous insulter. Nous avons dû appeler la Sûreté publique. Il avait des outils en mains. Il a été récalcitrant jusqu’au moment d’être menotté. Nous réclamons 200 euros chacun pour le préjudice moral ».

Pareille situation est inacceptable pour le Premier substitut Cyrielle Colle.

« C’est un comportement inadapté à cause d’une simple réflexion. Monsieur s’est cru obligé d’outrager des carabiniers dont il faut saluer la réaction professionnelle. Il faut censurer ce personnage, car il ne supporte pas l’autorité. Mais lui laisser une ultime chance : huit jours avec sursis ».


Le tribunal a opté pour une peine précaire afin d’éviter des conséquences pécuniaires : dix jours avec sursis et le versement de 150 euros pour les deux parties civiles. Un moyen de réfléchir aux sens des mots prononcés et aux effets qu’ils produisent !

* Assesseurs : MM. Florestan Bellinzona et Ludovic Leclerc.

Offre numérique MM+

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