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Deux mois ferme pour un trafiquant de méthamphétamine

Mis à jour le 01/03/2016 à 05:12 Publié le 01/03/2016 à 05:12
L’épilogue d’une vieille affaire de trafic de drogue.

L’épilogue d’une vieille affaire de trafic de drogue. Photo Michaël Alesi

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Deux mois ferme pour un trafiquant de méthamphétamine

La boucle est maintenant bouclée dans cette affaire de trafic de méthamphétamine, révélée en 2013 et impliquant six personnes.

La boucle est maintenant bouclée dans cette affaire de trafic de méthamphétamine, révélée en 2013 et impliquant six personnes. Toutes avaient été sanctionnées par la justice monégasque le 7 juillet 2015. Mais Ricardo, considéré comme un des commanditaires et fournisseurs de la communauté philippine de Beausoleil-Monaco, était absent à cette audience. Condamné à six mois ferme par défaut à l'époque, avec mandat d'arrêt, il avait fait appel récemment de la décision (Monaco-Matin du 19 février 2016). Enfin présenté devant le juge d'instruction, il a comparu, menotté, pour s'expliquer devant le tribunal correctionnel. Il a écopé d'une peine de deux mois de prison ferme.

Âgé de 45 ans, ce cuisinier travaillait à l'époque dans un restaurant de la Principauté. Comme les membres de sa communauté, il participait à des rassemblements de la diaspora philippine à l'hôtel Marriott, aux portes de Monaco. Y consommait-il également de la méthamphétamine ? Le prévenu avoue, évasif sur la quantité absorbée. On n'en saura pas plus sur son état de dépendance physiologique, si ce n'est qu'il achetait le « shabu » (nom de la méthamphétamine en Asie) à des inconnus en Italie, à la gare de Milan.

« Crystal » à vendre à Beausoleil

Mais l'un des points important pour le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle est de savoir si Riccardo reste un simple consommateur ou s'il a tiré profit de la revente de stupéfiants. « Une droguée appelée Emma, interrogée par les enquêteurs, affirme que vous l'avez présentée à des vendeurs et que vous aviez du "crystal" à vendre à votre domicile de Beausoleil. »

Le prévenu réfute cette version. « Elle ment. Un jour, elle m'a demandé de la conduire à Milan. Mais je n'en connaissais pas les raisons. »

Le président poursuit la lecture des témoignages qui désignent le Philippin comme principal fournisseur de « shabu ». Le détenu oppose un non catégorique à toutes les déclarations et conteste tout trafic.

Dans ce dossier à tiroirs, le procureur général Jacques Dorémieux est perplexe face aux propos embrouillés. « Outre des réponses curieuses, ce monsieur est d'une mauvaise foi certaine. Son système de défense et les circonvolutions pour se dédouaner ne sont pas de bon augure. Je suggère de porter la peine de trois à quatre mois ferme ! »

La défense se voudra logique pour démonter l'accusation. « Aucun des quatre témoins explique avoir vu mon client consommer, lance Me Arnaud Cheynut. S'il ne s'est pas présenté à la justice, c'est à cause d'un problème d'adresse. En fait, cet homme est l'objet de rancœur entre époux et amant : une jalousie amoureuse. À aucun moment il commet une infraction sur le sol monégasque. Il a déjà passé deux semaines en détention. Ce n'est pas un délinquant. Il travaille dans la restauration par le biais des saisons. Relaxez-le… »

Le tribunal fera preuve d'une certaine compréhension avec deux mois ferme.

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