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Deux mois ferme pour avoir dérobé un sac Chanel dans un restaurant monégasque

Mis à jour le 01/06/2017 à 12:54 Publié le 01/06/2017 à 12:53
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Image d'illustration Photo DR

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Deux mois ferme pour avoir dérobé un sac Chanel dans un restaurant monégasque

Une jeune femme appartenant aux gens du voyage à La Colle-sur-Loup, a été repérée, grâce aux caméras de surveillance d'un restaurant au Larvotto, après avoir subtilisé le sac Chanel d'une cliente qui se trouvait un peu trop près d'elle.

En Principauté, le biotope de prédilection des voleurs de sacs griffés a toujours été la foule qui fréquente les établissements de nuit à la mode. Un éventail de victimes potentielles, assujetties aux lois du luxe, s’offre aux mains chapardeuses des intéressés. Comme ce vendredi 26 mai. En fin de soirée, l’effervescence embrase le périmètre du Sass’ Café au Larvotto. Tout à coup, une femme se rend compte de la disparition de son sac à main Chanel. Inconsolable, désespérée, elle va conter sa mésaventure au responsable de l’établissement. On décortique les enregistrements vidéo et la coupable apparaît.
Cette jeune fille de 24 ans, mariée, sans profession, a comparu, menottée, devant le tribunal correctionnel pour vol. Elle avait côtoyé d’un peu trop près le magnifique accessoire féminin. Les images, en effet, l’épient et montrent sa démarche, son comportement, ses apparences. Elle se penche sur le sac, le glisse entre ses jambes et le dissimule sous sa robe. Puis elle sort. Les services de police récupèrent le signalement et ils retrouvent cette escamoteuse, appartenant à la communauté des gens du voyage de La Colle-sur-Loup, au Jimmy’z.

"Interpellée, rappelle le président Florestan Bellinzona, vous déclarez avoir jeté le contenu du sac dans une poubelle située entre les deux établissements. Les policiers ont retrouvé tous les effets, sauf l’argent. La plaignante évoque sans certitude des sommes de 4000 euros ou 2000 euros. Vous affirmez avoir trouvé 35 euros! Quatre filles de votre famille vous accompagnaient. Toutes ont été placées en garde à vue. Vous étiez venue pour voler un sac?» La prévenue répond par la négative. Tout ce petit monde était là pour s’amuser et boire un verre.

"La connerie de ma vie"

"Avec quel argent comptiez-vous passer cette soirée?" La coupable détenait personnellement une somme de 200 euros. "Était-ce suffisant pour régler les consommations au Sass’ Café et au Jimmy’z?" demande encore le président. Sans aucun doute pour la mise en cause! "Quand on lit votre casier, poursuit le magistrat, on n’est pas tenté de vous croire avec des mentions de conduite en état d’ivresse et de vols."

La contrition de l’aigrefin en jupe rappellera une autre faute, sans pour autant l’atténuer: "J’avais fait la connerie de ma vie. Je ne pensais pas recommencer…"

Elle avait certainement envie d’une paire de chaussures et elle ne pouvait pas résister, ajoutera le procureur général adjoint Hervé Poinot.

"Comme pour le sac Chanel. Elle voulait le même depuis son anniversaire, mais sa famille n’avait pas les moyens de le lui offrir. Cette femme succombe à la facilité de la tentation. Cependant, elle reconnaît les faits. La peine ne sera pas inférieure à six mois de prison ferme."

Coopération totale avec la police, variations sur la somme détenue et restitution des 35 euros trouvés dans le sac, absence de la victime à l’audience, étaieront la plaidoirie de la défense.

"Ma cliente n’est pas venue en Principauté pour commettre une infraction, lance l’avocat Clyde Billaud. Elle voulait juste s’évader du quotidien. Une peine ferme n’est pas conseillée ni adaptée! Ou bien optez pour le fractionnement. Mieux encore, assortissez là du sursis!"

Le tribunal préférera sévir. Mais sans opter pour le quantum proposé par le ministère public: deux mois ferme.

Offre numérique MM+

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