“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Deux mois de sursis et 7.000 euros d'amende pour une employée de banque

Mis à jour le 09/11/2016 à 05:06 Publié le 09/11/2016 à 05:06
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Michaël Alesi

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Deux mois de sursis et 7.000 euros d'amende pour une employée de banque

Condamnée en première instance, le 18 juillet dernier, à deux mois avec sursis et au versement de 6 000 euros pour le Crédit Lyonnais, la prévenue n'aura pas amélioré son sort devant la cour d'appel.

Condamnée en première instance, le 18 juillet dernier, à deux mois avec sursis et au versement de 6 000 euros pour le Crédit Lyonnais, la prévenue n'aura pas amélioré son sort devant la cour d'appel.

Mardi matin, à l'audience, dans son arrêt lu par le président Éric Senna, cette juridiction a confirmé le jugement du tribunal correctionnel sur les faits du 14 décembre 2012, infirmé la relaxe sur ceux du 30 octobre 2015 et chiffré les dommages et intérêts pour la banque à 7 000 euros.

Que reproche la justice à cette employée de l'agence du Crédit Lyonnais de Fontvieille ? D'avoir ponctionné des comptes bancaires en encodant des cartes express permettant habituellement aux clients de retirer des espèces par le truchement du distributeur de billets placé hors de l'établissement.

Un premier retrait de 1.000 euros, débité sur le compte du titulaire était aussitôt contesté ! Comme « l'erreur » devenait récurrente à l'appui des réclamations formulées, une procédure interne était ouverte (Monaco-Matin du mercredi 6 juillet 2016).

Des retraits sur les comptes des clients

À l'époque, le tribunal avait évoqué un comportement habile et artificieux pour récupérer de l'argent. Sur les enregistrements vidéo, on voyait la jeune femme sortir de l'agence, puis se diriger vers le distributeur de billets.

Dans ce même créneau horaire, tous les autres employés étaient occupés.

À chaque fois, la prévenue avait interrogé le compte de sa victime et cliente à l'écran.

À la barre, elle réfutait toute malversation et déclarait vaguement sortir plusieurs fois de l'établissement dans la journée pour fumer avec une amie. Et d'ajouter : « Tous les employés de l'agence peuvent émettre des cartes de retrait pour les clients ! Tous ont aussi accès aux ordinateurs… Comme je n'ai jamais cédé aux avances d'un directeur d'agence entreprenant… » La partie civile réclamait 10.000 euros pour le préjudice moral.

Le procureur général adjoint Hervé Poinot percevait-il déjà le raisonnement fallacieux d'un esprit retors ? « Madame en niant les faits en alternance avec des aveux circonstanciés et rétractations, essaie d'insuffler des idées insidieuses dans la mémoire du tribunal et à mettre en cause tout le monde… Neuf mois avec sursis. »

C'était trop cher payé pour la défense, assurée par Me Franck Michel.

« Aucune preuve directe. Aucun témoin l'identifie ! Les bandes vidéo ne sont pas fiables : les trois systèmes ont un horodatage différent. Il y a quelque chose de malsain. »

C'est aussi une évidence pour la Cour après s'être longuement penchée sur le comportement de la prévenue…


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.