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Deux mois de prison fractionnés pour une alcoolémie de 1,09 mg/l à Monaco

Mis à jour le 24/01/2017 à 05:13 Publié le 24/01/2017 à 05:12
Le gérant a affirmé n’avoir jamais signé les deux chèques en question.

Le gérant a affirmé n’avoir jamais signé les deux chèques en question. Photo Jean-François Ottonello

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Deux mois de prison fractionnés pour une alcoolémie de 1,09 mg/l à Monaco

Ivre, vitesse excessive, franchissement d'une ligne continue, sans certificat d'immatriculation en cours de validité, ni attestation d'assurance… Presque la totale pour ce cyclomotoriste de trente-huit ans qui s'est fait contrôler par les policiers le 13 janvier dernier, vers 3 h 57 avec un taux d'alcoolémie de 1,09 mg par litre d'air expiré.

Il vient de comparaître devant le tribunal correctionnel, menotté. Les juges l'ont condamné à une peine de deux mois d'emprisonnement avec le bénéfice de l'exécution fractionnée. C'est-à-dire qu'il fera autant de week-ends compris dans cette période à la maison d'arrêt. Plus 435 euros d'amendes cumulées.

Il faut remonter l'avenue des Spélugues, ce vendredi-là, pour voir ce Néerlandais insouciant du danger et résidant à Monaco, multiplier les imprudences. Quel parcours ! À partir du Fairmont Monte-Carlo, il dépasse la ligne blanche. Il remonte à contresens la partie de l'avenue des Citronniers.

Au niveau de l'hôtel Métropole, le conducteur négocie très mal le virage. À cet endroit, il perd la maîtrise de son deux-roues et chute. Un employé du « Tip-Top » alerte les services de sécurité pour signaler l'accident du scooter. Par chance, il n'y a aucun blessé.

« À la Sûreté publique, note le président Florestan Bellinzona, vous aviez un taux d'alcool dans le sang de 2,18 g. Qu'aviez-vous bu pour être dans pareil état ? Vous sentiez-vous vraiment en état de conduire ? » Le prévenu annonce d'abord « un verre de vin au restaurant sur le port ; trois vodkas au Café de Paris ; une bouteille de ce même alcool au Sass' Café. »

Puis il avoue son inconscience d'avoir pris le guidon pour rentrer chez lui. « Le coma éthylique est à 3 g. Vous aviez déjà fait les deux tiers du chemin. Vos casiers sont vierges. »

Outre le rappel des infractions, le procureur Cyrielle Colle souligne l'incapacité du personnage « de faire plus de 300 m. Plus irréfléchi encore, ce père de famille, avec trois enfants à charge, adopte un comportement irresponsable : il avait un passager à l'arrière cette nuit-là alors qu'il était saoul ! Le message doit être clair : quinze jours ferme, une amende de 300 euros et trois de 45 euros. »

La défense va reprendre le parcours éthylique de ce dirigeant d'une société de télécommunications pour aboutir à l'interpellation sans résistance ni contestation. « Après trois jours de prison, développe Me Xavier-Alexandre Boyer, mon client a pris conscience de ses erreurs. Il est bien assuré, mais négligeant pour les autres démarches administratives. Quinze jours, c'est exagéré ! Cette détention mettrait en péril la pérennité de son entreprise. Préférez le sursis ou l'exécution fractionnée. »

Le tribunal a choisi cette dernière modalité.


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