Deux hommes condamnés à de la prison avec sursis pour avoir conduit en état d'ivresse à Monaco

Deux affaires de conduite en état d'ivresse étaient jugées récemment au tribunal correctionnel de Monaco. Les prévenus ont été condamnés à de la prison avec sursis.

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Jean-Marie Fiorucci Publié le 01/02/2022 à 15:58, mis à jour le 01/02/2022 à 16:00
Deux hommes, deux affaires différentes mais un même motif les a amenés devant le juge à Monaco: l'alcoolémie au volant. Photo Nice-Matin

Boire ou conduire? Inutile d’interroger deux prévenus sur l’argument qui a emporté leur décision le 29 août dernier. A la barre du tribunal correctionnel, il est bien tard pour réfléchir sur ses excès de boissons alcoolisées. Sur le manque d’organisation pour ne pas prendre le volant après avoir trop bu, comme le recours à un taxi. Sur la négligence de la limite de consommation: deux verres ou un taux maximum autorisé de 0,25 mg/L!

Outre ces précautions, il est souvent rabâché pas les magistrats du siège comme du parquet général, la capacité d’élimination pour chaque individu: 0,10 gramme par heure. Soit en moyenne une bonne heure par verre.

D’ailleurs, combien de conducteurs sont surpris d’apprendre leur ivresse lorsqu’ils se font arrêter? Malgré toutes ces recommandations débitées sur le sujet à longueur d’affaires, un barman de 27 ans s’est fait pincer au guidon de son deux-roues pour une conduite hasardeuse.

Intercepté à 5h45 au niveau du boulevard du Larvotto, il roulait avec un taux de 1,04 mg par litre d’air expiré. Sermonné par le président Florestan Bellinzona (Assesseurs: M. Morgan Raymond et Mme Virginie Hoflack., ndlr), ce Beausoleillois a reconnu avoir bu quelques cocktails, sans plus de précision. Il a pris son scooter sans se poser de question sur sa consommation excessive d’alcool. Il désirait juste rentrer au domicile de ses parents. Cependant, par sa profession, n’était-il pas plus conscient de limiter le risque lié à une quantité notable d’alcool absorbé?

"Encore un personnage qui s’enivre à Monaco alors qu’il réside à côté, fulmine le procureur général adjoint Olivier Zamphiroff. Quand on n’a pas envie de marcher, on prend un taxi! Il faut s’interroger également sur ce qui advient en cas d’accident. La masse associée à la vitesse, même avec un deux-roues, peut provoquer un impact grave, sans oublier les conséquences incalculables."

 

Comme il n’a pas de casier: un mois de prison avec sursis. Pour le tribunal: 1.000€ d’amende.

La police alertée par un employé du restaurant

Au suivant! C’est un moniteur de ski. Il est descendu de ses montagnes enneigées d’Auron pour faire la fête entre amis. Certes, il a partagé un bon moment. Mais quand il a quitté un établissement de nuit réputé de Monaco, il s’est fait remarquer par une altercation verbale avec le personnel.

Comme il est reparti aussitôt avec sa Mitsubishi, un employé a dû alerter les policiers sur le danger du conducteur enivré sur la route.

Cet enseignant sportif de 43 ans n’avait pas fait une centaine de mètres qu’il était interpellé. Ivre, avec un taux de 1,01 mg/l. Face au magistrat, il assurait être en état de conduire. Tout en reconnaissant qu’il s’était lâché dans l’ambiance festive d’un anniversaire. Mais incapable de se justifier sur son comportement: retourner à Beausoleil avec son véhicule. Comme sur son salaire...

 

Sur ce dernier point, le représentant du parquet général attendait le prévenu au tournant. "Monsieur se plaît à ne pas dire la vérité sur ses revenus. Puis, il y a une condamnation antérieure pour rébellion. Pas question de banaliser l’infraction, car on s’approche du gouffre délictueux. Restons sur un mois avec sursis, plus une amende à 1.500 € pour avoir avalé une bonne dizaine de verres."

Le tribunal s’en tiendra à quinze jours avec sursis.

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