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Deux ans de prison ferme pour avoir vidé le coffre-fort de son patron

Mis à jour le 11/12/2015 à 05:04 Publié le 11/12/2015 à 05:04
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Deux ans de prison ferme pour avoir vidé le coffre-fort de son patron

Je suis innocent… » L'anaphore rythme la majorité des déclarations de Mohammed.

Je suis innocent… » L'anaphore rythme la majorité des déclarations de Mohammed. Pourtant, l'enquête désigne ce veilleur de nuit du Port-Palace comme l'auteur du cambriolage de la suite occupée par son patron. Incarcéré depuis le 23 janvier dernier, le prévenu, de nationalité italienne, a comparu devant le tribunal correctionnel. Il a été condamné à deux ans de prison ferme et au versement de 205 000 euros à la partie civile.

Voleur malgré un gros salaire ?

L'affaire remonte au mois de décembre 2014. La famille du propriétaire de l'hôtel part en Belgique pour les fêtes. Pendant cette absence, la chambre est visitée. Le coffre-fort forcé. Le butin est impressionnant : 130 000 euros et 15 000 $ en espèces, une fortune en bijoux, une collection de montres de valeur et de nombreux documents privés.

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle cherche à identifier le curieux personnage qui s'est introduit sans effraction dans la résidence. « Le jour même, les enquêteurs exploitent les caméras de vidéosurveillance et on voit un homme cagoulé et ganté entrer dans le hall, gravir les étages et pénétrer dans la suite. Si ce n'est pas un employé, il a été bien renseigné. Auparavant, on vous voit entrer et vous ne l'avez jamais indiqué aux policiers quand ils vous ont interrogé…

- C'était pour éteindre la lumière, riposte le détenu.

- Mais ce n'est pas votre fonction, réplique le président. Et vous restez six minutes. Pourquoi a-t-on retrouvé votre ADN sur le coffre ?

- Pour lire un manuscrit, j'ai appuyé sur le cache. Mais c'était fermé. »

D'autres points portent sur la perquisition au domicile de l'inculpé. Son ordinateur contient les données des clients de l'hôtel, « afin de rendre service aux tour-opérateurs et à cause des problèmes de serveurs », se défend-il. De plus, Mohammed se serait confié à un détenu. Il nie tout en bloc…

Pour la partie civile, Me Mohamed Maktouf, du barreau de Nice, est offusqué. « On vous présente le Port-Palace comme une auberge espagnole, où on entre et on sort sans contrôle ! Le prévenu ne devait pas aller dans la chambre. De plus, la clé électronique allume la lumière à l'insertion et l'éteint au retrait. La vie privée de mon client a été violée ! Pourquoi voler ? Cet homme avait un bon salaire de quelque 4 000 euros mensuels. Nous demandons 200 000 euros pour les dommages. »

« Un guêpier compliqué »

Le procureur Cyrielle Colle détaillera les infractions reprochées : vol, violation de domicile et abus de confiance. Et de conclure : « C'est inquiétant : un inconnu pénètre avec le code dans l'hôtel, possède le passe pour ouvrir la chambre et repart sans être importuné… Pourquoi le butin n'a pas été retrouvé ? Le prévenu a une autre vie et une adresse en Italie. Tout était bien rodé pour faire croire à un vol par un autre : il a demandé à un complice de se balader dans l'hôtel. La peine ne sera pas inférieure à deux ans. »

Côté défense, Me Christian Di Pinot « ose plaider le doute. Mon client se trouve dans un guêpier compliqué. Il s'est conduit comme un imbécile. Mais il n'y a aucune certitude, aucune preuve. Si le parquet avait été convaincu de sa responsabilité, il aurait requis beaucoup plus que deux ans ».

Le tribunal suivra toutefois les réquisitions du ministère public.

Offre numérique MM+

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