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Deux ans avec sursis pour un amateur d'images pédopornographiques à Monaco

Mis à jour le 25/03/2015 à 08:36 Publié le 25/03/2015 à 08:34
Palais de Justice de Monaco 3
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Deux ans avec sursis pour un amateur d'images pédopornographiques à Monaco

Un Portuguais d'une trentaine d'années a comparu devant le tribunal correctionnel de Monaco pour incitation de jeunes mineures à la débauche via Internet.

Un Portuguais d'une trentaine d'années a comparu devant le tribunal correctionnel de Monaco pour incitation de jeunes mineures à la débauche via Internet.

Un homme d'une trentaine d'années s'est retrouvé à la barre du tribunal correctionnel, poursuivi dans une sombre affaire d'incitation de jeunes mineures à la débauche. La nuit, ce Portugais quittait le lit conjugal pour se connecter sur des réseaux spécialisés afin de contacter des fillettes de 8 à 14 ans pour des séances de masturbation en commun, par le biais de la liaison vidéo.

L'affaire est mise à jour par la police en juillet 2013. Grâce à un logiciel capable de détecter les sites où transitent des photos de mineurs, les enquêteurs repèrent une adresse IP suspecte. L'internaute aux intentions délictueuses est alors interpellé et placé en garde à vue.

Lors de la perquisition qui s'ensuit, les enquêteurs trouvent à son domicile deux ordinateurs et 800 vidéos pornographiques, dont 214 mettent en scène des mineures.

«Je n'arrivais pas à m'arrêter»

À l'audience, les propos du prévenu surprennent. Donnent des haut-le-cœur. L'homme évoque son attirance pour les filles dans leur prépuberté, sans jamais envisager de passer à l'acte, assure-t-il.

«Comment entriez-vous en contact avec ces jeunes filles ? demande le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. Que leur demandiez-vous?

- Par le biais de tchat, répond le prévenu. J'exigeais qu'elles se déshabillent et se caressent. J'étais gêné par ces pulsions. Mais je n'arrivais pas à m'arrêter. C'est bien que l'on m'ait pris. Je le désirais pour mettre fin à ce comportement anormal…

- Ou parce que vous vous saviez hors la loi? L'addiction était telle qu'avec votre portable, vous avez même photographié des jeunes filles à leur insu en train de se dévêtir dans les vestiaires ! Ces pratiques ont-elles un lien avec une enfance difficile? Le psychiatre met plutôt en exergue votre côté immature. Et vous n'avez jamais été condamné.

- Depuis mon arrestation, je ne suis plus retourné sur ces sites. Aujourd'hui, je suis marié et j'ai un bambin de six mois…»

« Comportement virtuel »

Pour le procureur Cyrielle Colle un tel comportement est très inquiétant.

«Le prévenu a participé à cette forme d'exploitation et d'abus des enfants. Car ces mineures ne sont jamais consentantes. Elles sont exploitées par des réseaux. N'était-il que spectateur ? Non, il est devenu acteur en leur demandant de se masturber et il en faisait de même.»

Devant la gravité de l'affaire, le procureur réclamera 18 mois de prison avec sursis, liberté d'épreuve pendant cinq ans et obligation de soins.

La défense, par la voix de Me Xavier-Alexandre Boyer, tentera d'expliquer cette déviance « par un père décédé quand il était très jeune. Puis un beau-père alcoolique et violent. Alors, il commence les téléchargements à l'âge de 13 ans… Mais son comportement a toujours été virtuel. Il n'est jamais passé à l'acte. Aujourd'hui, il n'y a plus aucun risque de réitération. Mon client a retrouvé une harmonie au sein de son couple et il est père depuis six mois. À cause de cette affaire, il a perdu son emploi et il vit actuellement avec les seules indemnités de chômage. L'emprisonner n'est pas la solution».

Le tribunal, après en avoir délibéré, condamnera le prévenu à 2 ans d'emprisonnement avec sursis et accédera aux autres demandes du ministère public.

 

Offre numérique MM+

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