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Deux ans avec sursis pour avoir profité des 104 300 € de sa tante

Mis à jour le 20/11/2017 à 05:11 Publié le 20/11/2017 à 05:11
	(Archive Photo Michaël Alesi)

Deux ans avec sursis pour avoir profité des 104 300 € de sa tante

Dans notre édition du mardi 31 octobre 2017, nous relations une affaire d'abus de confiance des plus surprenantes.

Dans notre édition du mardi 31 octobre 2017, nous relations une affaire d'abus de confiance des plus surprenantes. Devant le tribunal correctionnel, une nièce sexagénaire demeurant à Sospel comparaissait pour avoir détourné une somme de 104 300 € du compte bancaire de sa tante. Quelque 100 000 € avaient profité à une femme rencontrée par hasard au village, afin de renflouer l'entreprise défaillante du mari. La prévenue, nommée administratrice judiciaire à partir de juin 2014, avait remis cet argent sans aucune garantie, ni reconnaissance de dettes, ni identité ou coordonnées à « l'heureuse » bénéficiaire !

À l'heure du délibéré, mardi, les juges ont condamné cette retraitée à une peine de deux ans d'emprisonnement avec sursis, liberté d'épreuve pendant cinq ans.

Elle sera également obligée de réparer les dommages causés et devra verser 100 000 € pour indemniser la partie civile. À l'audience, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle avait égrené les malversations au sein de cette relation avunculaire. Comme les retraits en espèces effectués sur le compte de la vieille dame résidant en Principauté, composé en grande majorité d'argent, épargne et titres placés au CFM et à la BNP. Soit un total de 613 700 €.

Naïveté ou esprit de lucre ?

Quand le magistrat s'interrogeait sur l'utilisation de l'argent, la tutrice réfutait la récupération à son profit du moindre centime. Elle estimait avoir piétiné droit et morale par ignorance, naïveté, ineptie. Mais pas par esprit de lucre. En fait, cette somme aurait comblé son addiction au jeu ! Puis, l'achat d'appareils électroménagers ! Ou bien l'acquisition de cadeaux ! Ou encore des traditionnelles emplettes ! Pour avouer finalement l'avoir remis à une personne de ce village de la vallée de la Bévéra confrontée à des problèmes financiers.

« Une menteuse hors pair »

Pourquoi tergiverser autant ? Parce que dans la commune, aucune administrée ne correspondait aux patronymes et signalement fournis aux enquêteurs. On ne connaissait pas cette supposée Patricia ! Même pas la prévenue, car il ne fallait pas savoir d'où venait l'argent… Rendez-vous était pris pour le lendemain quand les deux femmes se croisaient. Sans aucun témoin…

Le conseil de la partie civile, Me Sarah Filippi, croyait rêver en rappelant l'affaire. Aucune preuve ! Aucune trace ! Mais une grande générosité ! Le premier substitut Olivier Zamphiroff se demandait combien cette administratrice avait-elle de visages ? « C'est une menteuse hors pair qui a dépecé sa tante pour son bien-être ! » Une peine de six à douze mois était requise, pouvant être assortie du sursis. En revanche, pour la défense, Me Christophe Sosso avait tendance à croire sa cliente quand elle désignait un aigrefin qui a profité de sa naïveté et de sa simplicité…


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