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Des touristes fortunés et leur bébé attaqués dans leur sommeil à Saint-Jean-Cap-Ferrat: le principal suspect crie au complot

Mis à jour le 30/11/2020 à 18:54 Publié le 30/11/2020 à 18:04
Vue aérienne de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Vue aérienne de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Photo Patrice Lapoirie

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Des touristes fortunés et leur bébé attaqués dans leur sommeil à Saint-Jean-Cap-Ferrat: le principal suspect crie au complot

Ils avaient quitté les Bahamas pour un séjour sur la Côte d’Azur dans une luxueuse villa de location à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Leurs vacances de rêve se sont transformées, trois jours plus tard, le 30 mai 2018, en cauchemar.

Le couple et son bébé de 11 mois a été attaqué pendant son sommeil vers 5 heures du matin. Deux individus, gantés, visages dissimulés, les ont aspergés d’un gaz anesthésiant avant de leur voler une montre Richard Mille à 100.000 euros, et 600.000 euros de bijoux .

Les malfaiteurs ont pris la fuite avec la BMW de location qui sera retrouvée aspergé de poudre d'extincteur. Le butin, introuvable, aurait été écoulé pour à peine 80.000 euros chez un receleur monégasque.

Repérage à scooter?

L’enquête très controversée des gendarmes de la brigade de recherche de Menton a établi que trois individus avaient participé à ce vol à main armée.

Un seul comparaît. Jérôme C., 40 ans, casier judiciaire chargé, clame son innocence devant le tribunal correctionnel de Nice. "Vous êtes d’Antibes, que faisiez vous à scooter à Saint-Jean-Cap-Ferrat dans une impasse qui mène à la villa?" , s’interroge la présidente Marion Menot. "Je me promenais", répond le prévenu, bien décidé à se défendre.

Depuis cette affaire, il est menacé de mort en détention. "Mon client a reçu des photos prises dans la maison d’arrêt agrémentée de cercueils", indique Me Berrand Dubois qui a vainement demandé que le procès se tienne à huis clos.

Jérôme C. s’estime victime d’un harcèlement de la gendarmerie, les accuse d’avoir fabriqué des faux. Des pièces de procédure ont en effet été annulées par la chambre de l’instruction.

Jérôme C. crie au complot mais des images de vidéosurveillance le montre, deux jours avant l’attaque, en train de suivre une Bentley puis la BMW des victimes dans l’impasse qui mène à la villa. "Une coïncidence", s’amuse Me Gérard Baudoux, avocat des victimes, qui sont revenus à Nice pour exprimer le traumatisme indélébile subi cette nuit-là.

"Nous avons décidé de nous installer en Finlande, un pays très sûr, dans une résidence très sécurisée", explique Azadeh, la mère de famille, alors que Robert, son mari, très affecté, préfère ne pas prendre la parole.

"Des coïncidences s’acharnent à désigner Monsieur", poursuit Me Baudoux: le pantalon de survêtement et les baskets retrouvés lors de la perquisition, des téléphones éteints au moment des faits...

Coïncidence encore, quand Azadeh, catégorique, reconnaît à l’audience la silhouette de son agresseur.

"Je suis incapable de faire ça"

"C’est grotesque, insensé, réagit le prévenu. Je suis incapable de faire ça", grommelle le prévenu. La procureure Clotilde Ledru-Tinseau n’est pas convaincue que Jérôme C. ait pénétré dans la villa.

En revanche, elle est persuadée qu’il était à la fois l’apporteur d’affaire et le guetteur. Une Mégane signalée volée, repéré aux abords de la villa, sera retrouvée carbonisée. "M. C. a choisi une stratégie de dénégations systématiques, de faire le procès d’un gendarme mais son agenda judiciaire est chargé."

Il est notamment appelé à comparaître pour association de malfaiteurs l’an prochain et son casier judiciaire comporte 17 condamnations.

L’homme qui possède une confortable assurance-vie et une villa avec piscine sait passer sous les radars, selon la procureure qui requiert sept ans de prison. En défense Me Bertrand Dubois demande au tribunal "d’examiner cette procédure nébuleuse, truffée d’inexactitudes, avec le seul regard du droi".

L’avocat accuse les gendarmes d’avoir placé une cible dans le dos de Jérôme C.. "A-t-il commis ce vol? Non. A-t-il été complice? Non". Et de plaider la relaxe.

Me Proton de la Chapelle estime qu’en demandant de retenir la complicité, "le parquet met une béquille à ce dossier".

"Je ne comprends pas pourquoi les enquêteurs se sont focalisés sur moi", se plaint Jérôme C.

Un autre suspect, un temps mis en examen, a bénéficié d’un non-lieu faute de charges suffisantes.

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