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Dépressif, un résident outrage deux policiers à Fontvieille

Mis à jour le 28/10/2016 à 05:17 Publié le 28/10/2016 à 05:17
Pour Me Christophe Ballerio, son client cherche à se reconstruire.

Pour Me Christophe Ballerio, son client cherche à se reconstruire. J.-M.F.

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Dépressif, un résident outrage deux policiers à Fontvieille

Un Français de 38 ans, résidant en Principauté et sans profession, a été condamné à 800 € d'amende par le tribunal correctionnel pour rébellion, outrages et menaces contre deux policiers dans le quartier de Fontvieille, le 19 avril 2016.

Un Français de 38 ans, résidant en Principauté et sans profession, a été condamné à 800 € d'amende par le tribunal correctionnel pour rébellion, outrages et menaces contre deux policiers dans le quartier de Fontvieille, le 19 avril 2016.

Au départ de l'affaire, un simple contrôle… Au cours d'une ronde, vers 16 h 50, les agents aperçoivent un homme endormi sur un banc public de l'avenue Jean-Charles-Rey. Ils croient que c'est un vagabond qui dissipe son ivresse en se reposant. Les fonctionnaires le réveillent. Mécontent, surpris et irascible à la fois, l'homme enchaîne violences, insultes, outrages. Au point d'appeler des renforts pour le maîtriser afin de le conduire dans les locaux de la Sûreté publique.

Pourtant, à la barre, rien ne laisse transparaître cet état de démence. Très calme, le prévenu répond au président Florestan Bellinzona sur les raisons de son « dérapage ». « À la suite d'une altercation entre mes parents, pour ne pas envenimer la situation, je suis parti. J'étais en dépression et je prenais des médicaments. Je n'avais pas bu d'alcool, mais je n'étais plus moi-même. Je n'ai jamais eu de problème avec la justice… »

À l'heure des réquisitions, le premier substitut Olivier Zamphiroff évalue le contexte familial, le contexte physiologique, la vulnérabilité. Au final, le magistrat n'adhère à aucun trouble fonctionnel. « Non ! Avec les médicaments listés, on a presque affaire à une personne hébétée. Or, c'est le contraire. Est-il si difficile de respecter l'uniforme ? Surtout quand on s'investit dans l'humanitaire ? Je propose une peine d'amende de 800 € jusqu'à 1 000 € ! »

La défense reprendra l'argument de la dépression avec en corollaire un suivi psychiatrique. « Mon client, clamera Me Christophe Ballerio, est toujours sous l'empire de substances afin d'éviter une tentative de suicide, comme un malaise profond. Il reconnaît sa faute et c'est une sorte d'appel à l'aide qu'il lance. Aujourd'hui, il est sur une dynamique positive. Il cherche à se reconstruire dans l'action humanitaire. Ne brisez pas son élan… »

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public dans sa proposition la plus basse. Soit une peine d'amende de 800 €.


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