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Dénoncé par le Siccfin, un financier danois est relaxé

Mis à jour le 22/11/2017 à 13:05 Publié le 22/11/2017 à 11:54
Illustration.

Illustration. Photo Pixabay

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Dénoncé par le Siccfin, un financier danois est relaxé

Dénoncé par le Service d’information et de contrôle sur les circuits financiers (SICCFIN), un financier danois en poste dans la Principauté a fait l'objet de soupçons d'opération douteuses. Faute de plaignants, l'accusé a été relaxé.

Le Service d’information et de contrôle sur les circuits financiers (SICCFIN) signalait aux autorités compétentes un courtier en assurance de nationalité danoise résidant en Principauté. Car la cellule monégasque avait remarqué, entre les années 2010-2013, de nombreuses opérations douteuses.

On soupçonnait, en effet, ce quinquagénaire de détourner des fonds utilisés à des fins personnelles. D’ailleurs, l’enquête concluait à la remise de sommes importantes à un conseiller financier qui avait mué vers une profession offrant plus de liberté…

Si l’affaire a démarré très fort, elle ne présentera que la portion congrue devant le tribunal correctionnel avec la comparution de l’administrateur pour abus de confiance et escroquerie. Elle apparaîtra d’autant plus particulièrement embrouillée avec un mélange d’investissements transformés en prêts sans aucune date butoir… À l’audience, le président Florestan Bellinzona essaie de dissiper cet écran de fumée…

Il rappelle, d’emblée, les 4.000 € versés mensuellement pour un appartement au Château-Périgord. Difficile de comprendre pareil montage quand les revenus n’excèdent pas 1.500 €. Comment, le prévenu arrivait-il à maintenir pareil train de vie?

Les sommes reprochées provenaient en fait de prêts ou de dons. Mais ces cœurs magnanimes n’attendaient-ils pas justement des éventuels retours sur investissement?

«Engrenage»

À la barre, l’homme réfute d’avoir multiplié les malversations ou détournements. Il admet seulement «avoir été pris dans un engrenage et mettra tout en œuvre pour rembourser un montant évalué à 25.000 €…» Au passage, son défenseur ne manquera pas de signaler avec insistance aux juges «qu’il n’y a eu aucune constitution de partie civile…»

La vision du ministère public est cependant tout autre. Le prévenu serait-il allé trop loin dans la manœuvre frauduleuse? «Monsieur a un véritable talent de conteur et de calculateur, prétend le premier substitut Olivier Zamphiroff. Il sait également présenter les dossiers avec des éléments intéressants. Aurions-nous ici une sorte de Black Swan (NDLR : cygne noir), cet oiseau de mauvais augure qui perturbe les marchés financiers? Un plaignant est absent. L’autre n’a jamais témoigné! Alors, abus de confiance? Escroquerie?»

Finalement, le représentant du parquet général estime que «les deux parties ne savent pas ce qu’elles ont fait de leur argent, en espérant toutefois que l’opération soit spéculative et rapporte quelque bénéfice à chacun. Quant aux casiers du mis en cause, ils sont vierges et il a déjà indemnisé une victime. Tout comme il a déjà purgé une détention provisoire de trois semaines. Dès lors, une peine d’un à deux mois d’emprisonnement assortis du sursis s’impose. À moins que vous préfériez une seconde piste : une amende entre 5.000 € et 10.000 €.»

En défense, Me Yann Lajoux monte au créneau. «J’ai du mal à croire à une possible escroquerie ou un abus de confiance ou encore une manœuvre frauduleuse. Les investissements financiers sont imprécis: nul rendement en contrepartie et aucun contrat n’engage mon client. Cet accord d’argent peut être assimilé à une sorte de mécénat! Pas de sommes détournées et il va rembourser. Vous pouvez envisager de prononcer la relaxe.»

Après en avoir délibéré, le tribunal relaxera le financier danois.


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