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"Dégagez ou je vais vous buter!" Le chasseur avait braqué un passant après une querelle entre chiens... et finit devant le juge

En plein coeur du village de Le Bar-sur-Loup, un chasseur a pointé son arme sur des passants après une querelle entre leurs chiens respectifs. Le jeune prévenu a été sévèrement condamné.

J. S. Publié le 17/11/2021 à 07:25, mis à jour le 17/11/2021 à 07:22
Un chien braque du prévénu à l'origine de l'altercation qui aurait pu finir en drame. Photo DR

Le 8 février dernier, vers 10 h, une altercation entre un homme accompagné d’une jeune fille de 12 ans et un chasseur énervé a bien failli tourner au drame.

Alors qu’ils remontaient une ruelle de ce paisible village, leur chien, un american staff, régulièrement muselé, a été pris à partie par Opale, le braque français du nemrod.

Le toutou avait échappé à la vigilance de son maître, Thomas P., un Grassois de 26 ans qui nettoyait son arme, fourreau déjà sur l’épaule et cartouchière à la taille, à l’abri d’une cave donnant sur la rue. Il attendait son frère pour partir traquer le sanglier.

"Dégagez ou je vais vous buter!"

Mais découvrant la scène, c’est à un autre "gibier" auquel il s’en prend, pointant son calibre 12 sur le maître du molosse qui tente de repousser du pied le chien de chasse téméraire. Alliant le geste à la parole il hurle "Dégagez ou je vais vous buter!"

 

Comparaissant il y a quelques jours devant le tribunal judiciaire de Grasse il conteste les faits, prétendant "n’avoir eu à l’épaule qu’un fourreau vide".

En perquisitionnant son domicile, les enquêteurs ont découvert de nombreuses armes non déclarées de son défunt père, 17 pochons et 16 grammes de cannabis avec lequel "je me confectionne un thé". Potion amère qui depuis, oblige les victimes, présentes à l’audience, à faire un détour de peur de se retrouver face à leur agresseur.

"La parole de l’un contre celle de l’autre"

Le procureur de la République rappelle les trois mentions du prévenu à son casier judiciaire, notamment pour menace de crime, et la difficulté "qu’il présente à intégrer la notion de menace", évoquée par la partie civile.

À la défense, son avocat avoue que son client "a le verbe haut, mais aussi que c’est la parole de l’un contre la parole de l’autre".

Le tribunal condamnera Thomas P. à 18 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, interdiction de posséder une arme pendant 5 ans ainsi que la suspension pendant la même période de son permis de chasse.

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