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Décès de la Varoise Emmanuelle Badibanga aux Seychelles: où en est l'enquête?

Le procès du graffeur Thomas Debatisse, alias Otom, soupçonné d'avoir assassiné sa compagne la Varoise Emmnanuelle, débutera le 3 février aux Seychelles. Où en est l'enquête sur cette disparition? S'agit-il d'un suicide ou d'un meurtre? On fait le point.

Ch. P. Publié le 25/01/2022 à 15:10, mis à jour le 25/01/2022 à 14:44
Emmanuelle Badibanga avait été retrouvée pendue dans sa chambre d'hôtel aux Seychelles. Photo DR

Le street-artist niçois Thomas Debatisse, 35 ans, alias Otom, attend d’être jugé le 3 février pour le meurtre d’Emmanuelle Badibanga, 32 ans. Il plaide non coupable et clame depuis le début son innocence.

Xavier Bonhomme, le procureur de la République de Nice, a demandé à l’État seychellois de pouvoir se rendre sur place, accompagné d’un commissaire de la police judiciaire. Plusieurs demandes d’actes pour compléter l’enquête ont été envoyées à la justice seychelloise. A ce jour, tout est resté sans réponse.

Les éléments parcellaires récupérés par la justice française auprès des autorités seychelloise et l’enquête menée de son côté par la police judiciaire de Nice n’accréditent pas, à ce stade, l’hypothèse du meurtre.

"L’orientation de l’enquête en France c’est plutôt celle du suicide. Il y a un hiatus entre la justice française et seychelloise", constate Me Tewfik Bouzenoune, conseil de la famille d’Emmanuelle Badibanga. L’avocat parisien explique pourquoi ses clients sont restés très en retrait dans cette affaire.

"Il faut savoir qu’en tant que proches de la victime, nous ne pouvons accéder à la procédure seychelloise, nous en sommes exclus. L’enquête est toujours en cours. Mes clients font une confiance totale en la justice française et espèrent la manifestation de la vérité, une vérité objective."

Xavier Bonhomme, le procureur de la République de Nice, a rencontré la famille.

 

"Le parquet de Nice est irréprochable, souligne Me Bouzenoune. Il a été extrêmement transparent et la rencontre a été très utile. Le problème est que nous avons affaire à un mur quand nous nous adressons aux autorités seychelloises. J’ai pu échanger avec l’avocat général qui va requérir. J’ai obtenu l’acte d’accusation, qui est très succinct. Nous avons besoin de savoir quels sont les éléments à charge."

Offre numérique MM+

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