De nouvelles analyses ADN pour innocenter Omar Raddad? Réponse le 13 octobre

Saisie d’une requête en révision, la commission d’instruction de la Cour de révision a procédé à l’examen de nouveaux éléments apportés par Omar Raddad lors d’une audience à huis clos ce jeudi.

Mathilde Tranoy Publié le 15/09/2022 à 16:27, mis à jour le 15/09/2022 à 16:34
Omar Raddad, condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Ghislaine Marchal en 1994, partiellement gracié en 1996, crie son innocence depuis 31 ans. Photo F. L.

Omar Raddad, condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre, à Mougins, de Ghislaine Marchal qu’il a toujours nié, aura-t-il droit à un nouveau procès? La justice ordonnera-t-elle de nouvelles expertises afin d’écarter tout doute et peut-être de confondre de nouveaux suspects? La commission d’instruction de la cour de révision, saisie par Me Sylvie Noachovitch, avocate du jardinier marocain, rendra sa décision le 13 octobre.

Après avoir désigné Omar Raddad coupable, les graffitis «Omar m’a t» et «Omar m’a tuer», tracés avec le sang de la riche veuve sur les portes de la chaufferie de la villa La Chamade où son corps a été retrouvé, pourraient peut-être l’innocenter.

ADN comparés à ceux de suspects azuréens

L’avocat général a demandé, ce jeudi après-midi, devant la commission d’instruction de la cour révision, de faire analyser les quatre ADN masculins, mêlés au sang de la victime sur la scène de crime, par un laboratoire spécialisé en portrait robot génétique et en recherche en parentèle, afin de découvrir à qui elles appartiennent.

 

Conformément à la demande de la défense du jardinier, il a également suggéré de comparer ces empreintes génétiques à celles de deux suspects azuréens et leurs complices, identifiés par une enquête de gendarmerie enterrée dans les années 2000 puis exhumée en mars par des journalistes d’investigation, et dont Nice-Matin a découvert qu’ils étaient décédés.

L’une des empreintes génétiques a été relevée à 35 reprises. Selon l’expert qui a réalisé cette analyse, il est peu probable qu’il s’agisse d’une «pollution» de la scène de crime, c’est-à-dire que l’empreinte ait été déposée après le meurtre, par un gendarme ou un journaliste.

Si la commission de l’instruction décide de faire réaliser ces analyses génétiques, et si les résultats de ces dernières sont suffisamment probants, elle pourra décider de saisir la cour de révision en vue d’un nouveau procès. Un fait rarissime.

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