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D’abord relaxé, le cycliste écope de trois mois avec sursis en appel

Mis à jour le 07/03/2020 à 11:25 Publié le 07/03/2020 à 11:25
Le tribunal a finalement estimé que le cycliste était coupable d’homicide involontaire.

Le tribunal a finalement estimé que le cycliste était coupable d’homicide involontaire. M.A.

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D’abord relaxé, le cycliste écope de trois mois avec sursis en appel

Le tribunal correctionnel l’avait relaxé des faits d’homicide involontaire.

Le tribunal correctionnel l’avait relaxé des faits d’homicide involontaire. La cour d’appel vient d’inverser la décision en condamnant un ressortissant scandinave à une peine de trois mois de prison avec sursis. Dans son arrêt, la juridiction du second degré semble avoir retenu la responsabilité de ce cycliste à cause d’une vitesse excessive inadaptée à la configuration des lieux.

Rappel des faits. Le 3 février 2018, vers 10 h, le sportif heurtait avec son vélo une femme de 78 ans, au niveau de l’arrêt de bus proche du « Château d’Azur », sur le boulevard d’Italie, au moment où elle traversait en dehors du passage protégé. Hospitalisée en urgence, la victime décédait trente-six jours plus tard des suites de l’accident.

Par jugement contradictoire, le tribunal correctionnel prononçait le 2 juillet 2019 la nullité des auditions et ne relevait aucune imprudence ou attitude maladroite du prévenu (voir Monaco-Matin du 17 juillet 2019).

« Cet homme a commis des fautes »

À l’audience, interrogé par la présidente Sylvaine Arfinengo (*), le dirigeant de société s’estimait surpris quand la personne a débouché au dernier moment d’une aire de stationnement pour deux-roues sur le bas-côté. « Impossible de l’apercevoir avec l’opacité provoquée par les pare-brise, confirme le cycliste avec un sens aiguisé de la précision. J’ai hurlé pour faire arrêter cette dame, dont la taille de 1,53 mètre était inférieure aux parois de protection des scooters. J’ai bien freiné. Mais il m’était impossible de m’arrêter. En roulant à la vitesse de 29 km/h, chaque seconde je parcours 8 mètres. Nous sommes tombés tous les deux. Heureusement, le casque a protégé ma tête. »

Le parquet général, à l’origine de l’appel, a longuement insisté pour clarifier la responsabilité du prévenu dans ce drame. Le sportif a beau la contester à la barre, la procureure Alexia Brianti considère en revanche que « cet homme a commis des fautes. Il n’a pas réglé sa vitesse par rapport à la circulation. Des images montrent que cette dame de 78 ans était arrêtée et le cycliste l’a vue trop tard, car il est arrivé trop vite dans cette courbe. Il est à l’origine de ses blessures et de son décès. Il est coupable de faits involontaires et de leur gravité. Une peine avec sursis doit être prononcée ».

« L’archétype de la personne prudente »

La défense, au début du procès, avait argué du travail remarquable du tribunal correctionnel pour exposer à nouveau les nullités constatées dans ce dossier. « La vitesse n’est pas la cause de l’accident, a martelé Me Régis Bergonzi. Qui la connaît ? Le GPS ? Même cassé, mon client l’a conservé. La roue du vélo est voilée ? Ce n’est pas à cause de l’impact sur la victime car il a eu lieu de biais. Cela démontre que cette dame a surgi au dernier moment. Comment l’éviter ? Il est incompréhensible d’entendre le ministère public soutenir l’inverse. L’homme qui est devant vous est l’archétype de la personne prudente. D’ailleurs, la famille de la victime a compris les raisons de cette situation. La septuagénaire s’est précipitée sur la chaussée pour prendre son bus. Confirmez la relaxe ! »

Outre le reproche de la vitesse, la cour a également dû prendre en compte la particularité inaliénable du piéton. Car il demeure prioritaire face à tout moyen de transport pour traverser la chaussée, même en dehors d’un passage protégé…


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