Coutumier des faits, un voleur et violeur de chèvres condamné en Seine-et-Marne

Le procès s'est déroulé le lundi 28 novembre devant le tribunal correctionnel de Fontainebleau (Seine-et-Marne) et le prévenu, un homme de 26 ans, poursuivi pour sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique, n'était pas présent.

La rédaction Publié le 30/11/2022 à 12:54, mis à jour le 30/11/2022 à 12:22
Des viols auraient également été commis dans les nuits du 2 au 3 mai et du 5 au 6 mai. Photo Pixabay

L'individu a formellement été identifié grâce à des images de vidéosurveillance. La propriétaire des chèvres avait installé des caméras après constaté à plusieurs reprises que l'enclos avait été endommagé et que des intrusions avaient eu lieu. 

Sur les enregistrements, elle a clairement vu deux hommes arriver en Clio blanche et l'un deux s'introduire dans l'enclos et en ressortir avec une chève trente minutes plus tard. L'homme qui l'accompagnait ce jour-là était également absent au procès.  

"C'est mieux qu'une meuf"

Quelques jours après les faits, elle tombe sur le véhicule en question sur le parking d'un supermarché et relève la plaque d'immatriculation avant de se rendre à la gendarmerie. Les deux suspects seront interpellés le 16 mai. 

En garde à vue, aucun des deux ne niera les faits. Au contraire, celui qui s'est rendu coupable du viol dira même que ce "n'est pas la première fois". Ajoutant également que "c'est mieux qu'une meuf", comme le rapportent nos confrères du Parisien.

Condamnations

Le procureur a réclamé 6 mois de prison avec sursis en rappelant "l’avilissement de l’humanité contenu dans ce geste sordide". L'individu écopera finalement de 6 mois de prison avec sursis probatoire de deux ans, d'une obligation de soins psychologiques et aux addictions et de réparer les dégradations sur l'enclos. Il lui est également interdit de posséder des animaux ou d'exercer une profession en lien avec ces derniers. 

L'homme de 26 ans est aussi tenu d'indemniser les six associations qui se sont constituées partie civiles (SPA, Droit animalier, Fondation Brigitte-Bardot, Action Protection animale, association Stéphane-Lamart et Ani’Meaux), à hauteur de 1 euro chacune en guise de dommages et intérêts et à 100 euros chacune afin de régler leurs frais d’avocats. L'une d'entre elles a par ailleurs fait appel de la décision concernant les intérêts civils. 

Son comparse, poursuivi quant à lui pour le vol de la chèvre seulement, a écopé de trois mois de prison avec sursis. 

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