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Conflit de générations au Café de Paris : 1 500 € d'amende

Mis à jour le 03/07/2017 à 05:04 Publié le 03/07/2017 à 05:04
« Le prévenu s'est mis dans une situation de réagir parce qu'il a des responsabilités », a tempéré le  premier substitut, Oliver Zamphiroff.

« Le prévenu s'est mis dans une situation de réagir parce qu'il a des responsabilités », a tempéré le premier substitut, Oliver Zamphiroff. J-F O.

Conflit de générations au Café de Paris : 1 500 € d'amende

D'un côté, l'aîné, droit dans ses bottes, cuisinier et prévenu.

D'un côté, l'aîné, droit dans ses bottes, cuisinier et prévenu. De l'autre, l'électron libre, jeune commis insouciant et victime. Entre eux, la perception de l'avenir est complètement différente.

On s'en doute, le quadragénaire sérieux est inquiet de voir son « cadet » gérer son temps professionnel d'une manière quasi anarchique. Il le trouve « turbulent, agité, immature. Il se chamaille et chahute sans cesse avec le plongeur ». Alors, ce 30 novembre 2016, vers 0 h 30, le supérieur hiérarchique, aux fourneaux et sous pression depuis la prise de service, est excédé. « Dans la cuisine, je l'ai pris par la peau des fesses et je l'ai secoué. Puis je l'ai bloqué pour qu'il se calme. Personne n'est intervenu… »

« Une telle ambiance, bonjour… »

Après avoir écouté la version du « donneur de leçon », le président Jérôme Fougeras Lavergnolle s'inquiète tout de même que cette correction de trajectoire se termine par trois jours d'ITT. Puis il laisse la parole au plaignant qui démontre une crise d'autorité déplacée. « Je ne suis pas aussi inquiétant… Ma direction a voulu me renouveler mon contrat. J'ai refusé. Travailler dans une telle ambiance, bonjour… Je poursuis actuellement une formation par correspondance. Je touche 1 300 euros de chômage. Je demande 3 000 euros de dommages. »

Aussitôt le magistrat s'interroge sur la procédure pour accident du travail annoncée par le demandeur. « Personne n'est au courant… »

Des coups avec les genoux et les coudes

Pour mettre en scène ce contexte particulier, le premier substitut Olivier Zamphiroff fait allusion « au paroxysme des tensions quand il atteint un sommet dans les cuisines. Des témoins décrivent des réactions inadaptées ; coups dans les côtes avec les genoux et les coudes ! Ce n'est pas admissible ! »

Instant de silence. Et de poursuivre : « Certes, le prévenu s'est mis dans une situation de réagir parce qu'il a des responsabilités. Il est le gardien d'un certain ordre afin que sa brigade roule d'une manière ordonnée. Dès lors, la peine doit être adaptée et moins infamante. Pourquoi pas un gros quantum assorti du sursis. Ou encore une peine d'amende ? »

Le tribunal penchera pour la seconde proposition : 1 500 euros d'amende. Il écartera l'indemnisation demandée par la victime qui devra se rapprocher du tribunal du Travail.


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