“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Soutenez l’info locale et Monaco-Matin > Abonnez-vous

Conduite en état d’ivresse : 18 mois de jeûne alcoolique

Mis à jour le 06/03/2020 à 11:16 Publié le 06/03/2020 à 11:15
Le prévenu a été arrêté deux fois en trois mois en état d’ivresse.	(Archives NM)
Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Conduite en état d’ivresse : 18 mois de jeûne alcoolique

La conduite en état d’ivresse est une question régulièrement à l’ordre du jour des audiences du tribunal correctionnel.

La conduite en état d’ivresse est une question régulièrement à l’ordre du jour des audiences du tribunal correctionnel. Une infraction devenue presque banale dans le prétoire monégasque puisque la plupart des prévenus ne réagissent même plus à la répression : ils récidivent ! La dernière affaire d’alcoolisme a démontré la nécessité de poursuivre la lutte salutaire contre cette addiction par un remède avec effets secondaires (presque) garantis et (surtout) indésirables : les sanctions pénales. Coercitives, certes, peut-être sauveront-elles ce sexagénaire italien.

Vodka et antidépresseurs

L’alcool l’a conduit dans l’abîme éthylique par deux fois. Le 11 août dernier, vers 19 h 15, les policiers remarquent le pilote d’un scooter sans casque au niveau du boulevard de Belgique. Ils interpellent le contrevenant à la rue Plati. Son comportement compulsif laisse apparaître une ivresse qui est mesurée à 0,73 mg/l.

Rien de bien grave pour ce gérant de société : « J’avais passé la journée à Auron, affirme-t-il au président Jérôme Fougeras-Lavergnolle, et j’avais bu deux verres de rosé… » « Certainement de très grands verres », a souligné le magistrat avec une pointe d’ironie. Et l’absence de casque ? « De retour chez moi, j’ai voulu déplacer le scooter. Je n’étais pas conscient. Habituellement, il est accroché à mon deux-roues… » Le président enchaîne aussitôt : « Récemment, le 16 novembre, vers 11 h 40, vous chutiez avec votre scooter au virage de la Porte Neuve. Vous étiez blessé et une nouvelle fois ivre avec un taux de 0,85 mg/l. Il y a bien une raison… »

Elle est toute trouvée pour le prévenu. « Je suivais un stage au Pavillon Bosio. Au moment de la pause, j’ai avalé de la vodka. J’avais passé cinq semaines dans le service de psychiatrie du CHPG et j’étais sous antidépresseurs… »

À jeun devant le juge

Cela devait arriver : des taux en augmentation, deux infractions rapprochées et un nombre de verres loin de la vérité, a noté le premier substitut Cyrielle Colle au moment de faire sa réquisition. « Dépression, alcoolisme ! Les démarches pour se soigner avaient été mises en place. À la prochaine comparution, vous serez dans le box. Si Monsieur est véritablement motivé, il faut le contraindre à ne plus recommencer. Vous prononcerez une peine de quatre mois avec sursis, liberté d’épreuve pendant deux ans et une contravention de 75 e pour l’absence du port du casque. »

Le tribunal a décidé la jonction des deux dossiers. Puis, il a condamné le prévenu à quatre mois d’emprisonnement avec sursis, la liberté d’épreuve pendant dix-huit mois, l’obligation de soins et une amende de 45 e.

Cet Italien est averti. Convoqué par le juge de l’application des peines, il devra se présenter chaque fois à jeun. Dans le cas contraire, le sursis sera révoqué et il passera les quatre mois à la maison d’arrêt.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.