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Cinq étudiants de l'IUM condamnés pour consommation de drogue

Mis à jour le 11/07/2017 à 11:31 Publié le 11/07/2017 à 05:26
Illustration cocaïne

Illustration cocaïne Photo DR

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Cinq étudiants de l'IUM condamnés pour consommation de drogue

La drogue se répandrait-elle dans le campus de Fontvieille comme une traînée de poudre ? La dernière affaire évoquée devant le tribunal correctionnel a révélé l'addiction à la cocaïne et au cannabis de cinq étudiants de l'Université internationale de Monaco (IUM).

 Âgés de vingt et un à vingt-neuf ans et de nationalités différentes, ces jeunes étaient tentés de prendre des « stimulants » pour être performants dans leurs cursus difficiles.

Sans s'inquiéter des effets indésirables ni des conséquences à long terme.

Les plus impliqués dans l'offre et la cession de stupéfiants ont été condamnés à des peines d'emprisonnement de six mois à quinze jours avec sursis, plus des amendes de 2 000 euros.

Un simple consommateur britannique, le seul présent à l'audience, a écopé d'une seule amende du même montant.

L'affaire est révélée en substance le 19 décembre 2015 par un jeune toxicomane.

Il se présente à la Sûreté publique afin de "se confesser". Il veut arrêter la drogue et remet un sachet de 0,78 g de crack à l'effet euphorisant. Il dénonce le dealer, un Allemand, et le fournisseur, un Indien.

"Se booster" pour gérer la pression universitaire

Aussitôt, enquête, traques et écoutes sont mises en place et un quintette de personnages accros aux psychotropes apparaît.

Interpellés puis interrogés, les étudiants déclarent "se booster" pour gérer la pression universitaire avec des stimulants intellectuels et autres « répulsifs » de fatigue.

Mais à force d'être dopés artificiellement par la drogue, leurs récepteurs cérébraux n'agiront plus d'eux-mêmes, semble en déduire justement le président Jérôme Fougera Lavergnolle quand il questionne le seul prévenu présent à l'audience. À l'image d'un repenti, ce Britannique d'une vingtaine d'années reconnaît qu'il s'est laissé entraîner sans vigilance. Il a fumé une vingtaine de joints (cannabis) et sniffé quatre à cinq rails (cocaïne). À son avantage, il a un casier vierge !

"Vous n'avez pas à juger des trafiquants, annonce le procureur Alexia Brianti. Ce n'en est pas moins dangereux de voir des étudiants se ruiner la santé au cours de soirées. Des passions festives totalement surprenantes. Ils s'incitent mutuellement à consommer pour avoir un sentiment de puissance qui engendre une dépendance. Vous condamnerez les deux personnes les plus impliquées à six mois d'emprisonnement assortis du sursis et 2.000 euros d'amende. Pour les trois autres, une amende chacun du même montant. Cela fait plus mal encore quand ça touche le portefeuille…"

Me Charles Lécuyer défendra son client britannique en mettant en exergue son jeune âge et "la sollicitation incessante des autres étudiants. Il a compris son erreur et vous en tiendrez compte par rapport aux autres prévenus absents. Pour un jeune qui n'a jamais dépanné, ni acheté, ni transporté ou détenu de la drogue, je vous demande la plus grande clémence."

Le tribunal prononcera des peines avec sursis pour quatre étudiants, associées à des amendes de 2.000 euros pour les cinq prévenus.


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