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Cette auto-école de la Côte d'Azur offrait le permis à prix cassé... mais avec des véhicules défaillants et sans assurance

Mis à jour le 16/03/2021 à 07:21 Publié le 16/03/2021 à 07:20
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Cette auto-école de la Côte d'Azur offrait le permis à prix cassé... mais avec des véhicules défaillants et sans assurance

Le 31 mai 2018, alors qu’elle circulait sur un scooter pendant une séance d’apprentissage à la conduite d’un deux-roues, C. âgée de 56 ans à l’époque des faits, percute un pylône électrique à plus de 60 km/h. L’accident se déroule sur la commune de Valbonne, route des Macarons.

Le 31 mai 2018, alors qu’elle circulait sur un scooter pendant une séance d’apprentissage à la conduite d’un deux-roues, C. âgée de 56 ans à l’époque des faits, percute un pylône électrique à plus de 60 km/h. L’accident se déroule sur la commune de Valbonne, route des Macarons. Le 125 cm3 accidenté fait partie du parc de véhicules de l’auto-école Villantipolis dont le gérant, Charles O., se trouve à bord d’une voiture qui suit la malheureuse apprentie au guidon de l’engin.

ITT de 14 mois

Polytraumatisée, nécessitant notamment la pose d’un clou de tibia, puis d’interventions sur les deux os de l’avant-bras, C. fait l’objet d’une hospitalisation dans les services traumatologiques du CHU de Nice du 24 juin au 5 juillet 2018. Son pronostic vital est engagé dans un premier temps, puis son état s’améliorera entraînant une ITT de 14 mois.

Arrivés sur les lieux du choc, les gendarmes constatent l’absence de traces de freinage et l’état d’usure avancée des pneus du scooter, lisses et qui laissent apparaître la toile. De plus le véhicule n’est pas assuré. "J’attends l’attestation d’assurance", prétexte Charles O., le moniteur et gérant qui s’empresse de contracter une assurance le jour suivant l’accident, vite annulée par l’assureur mis au courant des faits. De plus il s’avère que l’agrément permettant l’exploitation d’un établissement d’enseignement à la conduite obtenu en 2012 par sa société Villantipolis n’avait pas été renouvelé en 2017, tout comme l’autorisation d’enseigner. Il se trouvait dans une totale illégalité depuis plusieurs mois et faisait courir des risques importants à ses nombreux élèves, attirés par des offres à prix cassés.

"J’étais en grandes difficultés financières"

Poursuivi pour ces faits, le moniteur gérant, sans mention à son casier judiciaire, qui se dit aussi "ancien mécanicien", a comparu devant le tribunal judiciaire de Grasse. Plus de 60 victimes s’étaient portées partie civile et certaines étaient présentes à l’audience.

À la barre Charles O. tente de se justifier: "J’étais en grandes difficultés financières, en plein divorce et en redressement judiciaire. La recherche d’un assureur s’avère difficile dans ces conditions. Quant à l’état du scooter je n’y avais pas prêté attention, mais ce n’est pas délibérément que je l’ai envoyé sur la route." A la partie civile Me Jean-Pierre Franc s’indigne: "Ma cliente a failli mourir. Le prévenu a voulu couvrir l’accident!" Le procureur de la République se demande: "Que se serait-il passé si l’accident n’avait pas eu lieu? Mon objectif est de faire indemniser les victimes!" Il requiert 2 ans de prison avec un sursis probatoire pendant 2 ans. À la défense Me Valérie Sinko répond à l’interrogation du procureur en affirmant "qu’il aurait obtenu l’agrément après accord des assurances. Il a été négligent pas inconscient". Le délibéré sera rendu le 13 avril prochain.

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