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Ce qu'il faut retenir de l'interview du nouveau procureur général de Monaco

Mis à jour le 27/03/2019 à 20:39 Publié le 27/03/2019 à 20:30
Sylvie Petit-Leclair, procureur général de Monaco.

Sylvie Petit-Leclair, procureur général de Monaco. Photo Jean-François Ottonello

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Ce qu'il faut retenir de l'interview du nouveau procureur général de Monaco

Installée à la succession de Jacques Dorémieux le 1er octobre dernier, Sylvie Petit-Leclair est une pro-européenne de caractère et adepte du consensus dans une Principauté qu’elle découvre. Originaire de Lorraine, cette juriste sans frontières de 63 ans, passée par le siège, est désormais à la tête du Parquet unique de Monaco. Elle a accordé un long entretien à Monaco-Matin. Extraits.

Sa nomination en Principauté

"Cela faisait déjà quatre ans que j'étais procureur général à Caen. Je n'ai plus toute ma vie professionnelle devant moi et je souhaitais être mutée dans un dernier poste avant ma retraite. J'ai vu ce poste de procureur général à Monaco. Je me suis dit que ce poste pourrait convenir à mon côté "internationaliste". Je me suis renseignée, j'ai postulé et j'ai attendu."

Sa perception de Monaco

"Très franchement, je n'avais aucune idée préconçue sur Monaco. Ce que je voyais, c'était un nouveau défi par rapport à ma carrière personnelle, pas par rapport aux dossiers. J'aime me remettre en cause, je n'aime pas du tout mettre des pantoufles et rester des années dans un poste.Parmi les éléments déterminants, il y avait aussi la possibilité de m'exprimer au Tribunal suprême et à la Cour de révision. Une multitude de casquettes qui rendent ce poste éminemment intéressant. Je veux m'investir dans le Tribunal suprême comme dans le reste."

Sa conception du rôle de procureur général

"Il me paraît extrêmement important de travailler en équipe au sein d'un Parquet, y compris d’impliquer le secrétariat. Mais aussi avec d'autres institutions, comme la Sûreté publique ou les avocats. J’ai d’ailleurs organisé des réunions avec le président du Tribunal de première instance et le bâtonnier quand on a rencontré des problèmes. On peut avoir des divergences de vues mais une fois qu'on a discuté, c'est plus facile. J'ai aussi organisé une réunion entre les experts-comptables et la police sur les enquêtes. J'assumerai mes responsabilités mais je demande de la loyauté. J'ai toujours agi comme ça avec la police en France, à demander qu'on m'explique les choses et qu'on vienne me parler des difficultés qu'on a dans une enquête. On règle les choses ensemble et, après, ce sera ma responsabilité."

Sur l'indépendance de la justice à Monaco

"Regardez l’épisode du rassemblement de policiers devant le Palais de justice (le 8 novembre, en réaction à l’inculpation de deux haut gradés de la PJ dans le volet trafic d’influence de l’affaire Bouvier-Rybolovlev, NDLR). C’était bien une preuve de l’indépendance du juge d'instruction! Il a fait son job comme il estime devoir le faire. Avec ses Codes, ses procès-verbaux, ses interrogatoires, ses expertises… Quant à moi, je fais mon travail en toute indépendance, personne ne me demande rien."

Sur le "monacogate"

"Je n'avais pas d'idées préconçues puisque je n'ai pas vécu cela, mais je déplore dans la presse nationale française, et un organe en particulier, le nombre d'informations qui ne sont absolument pas vérifiées. Ce qui m'indispose le plus, ce sont les amalgames. Le fait de parler de dossiers qui n'ont rien à voir avec les autres, bien sûr volontairement. La liberté de la presse me paraît essentielle mais je ne peux même pas imaginer lire ça. Je ne suis pas monégasque mais je travaille pour Monaco et je suis ulcérée de voir que certaines personnes sont les intermédiaires entre les dossiers et la presse. Ces informations ne sont ni objectives, ni complètes. Je connais de très grands journalistes et jamais ils ne travailleraient comme ça. Quel est l'intérêt de ces personnes ? Salir Monaco, on a bien compris, mais quel est le but ultime?"

Sur l'immunité des chauffards monégasques

L’ancien procureur, Jacques Dorémieux, avait amorcé le dialogue avec le procureur de Rennes, Nicolas Jacquet, pour en finir avec l’impunité des automobilistes immatriculés à Monaco sur les routes françaises. Depuis, le premier a rejoint Douai et le deuxième Lyon, sans que le projet n’avance. "Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives", tempère Sylvie Petit-Leclair, qui aimerait disposer de statistiques précises mais reste ouverte à la signature d’une convention bilatérale en matière de perception des amendes.


L'intégralité de l'entretien est à lire ce jeudi 28 mars dans Monaco-Matin.

 


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