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Candidat aux municipales 2020 à La Turbie, la maire sortant Jean-Jacques Raffaele dresse son bilan

Mis à jour le 13/01/2020 à 12:01 Publié le 13/01/2020 à 12:30
Jean-Jacques Raffaele, à son bureau.

Jean-Jacques Raffaele, à son bureau. Photo Jean-François Ottonello

Candidat aux municipales 2020 à La Turbie, la maire sortant Jean-Jacques Raffaele dresse son bilan

Le maire sortant espère garder son fauteuil de premier magistrat de La Turbie et mener deux projets phares: l’aménagement de la place de la Crémaillère et la piétonnisation du centre-ville.

C’était le poulain de Nicolas Bassani. Aujourd’hui, après six ans passés à la tête de la mairie où il a notamment conduit à terme le projet principal de son prédécesseur - la construction de l’ensemble immobilier Détras, Jean-Jacques Raffaele veut poursuivre son action et lancer de nouveaux projets.

Le premier magistrat n’a, pour l’heure, pas d’opposant déclaré. On sait qu’André-François Pellegrin «La Turbie, mon village» ne se représentera pas. Jean-Philippe Gispalou n’a pas répondu à nos sollicitations, mais il est bien possible qu’il tente de constituer une liste d’opposition.

Y aura-t-il un troisième candidat? Quelques bruits circulent; vaguement. Quoi qu’il en soit, le maire sortant se montre confiant. Il a maintenant de l’expérience et de l’assurance.

À cent jours des élections municipales, la commune semble encore loin de la configuration de 2014 où il n’avait manqué que cinquante-quatre voix à la liste «La Turbie, mon village» pour l’emporter.

Alors même si Jean-Jacques Raffaele sait que rien n’est jamais gagné d’avance en matière d’élection, il se montre plutôt confiant.

De quoi êtes-vous le plus fier au terme de ce mandat?
Ma fierté est d’avoir respecté mes engagements. Je suis heureux également d’avoir apporté mon soutien à des Turbiasques qui avaient réellement besoin d’aide. Vous savez, les difficultés, nous les avons ici autant qu’ailleurs.

En 2014, alors que le village se divisait entre les pro et les anti-Detras, vous vous étiez précisément engagé à attribuer 100% des logements de la nouvelle résidence aux Turbiasques. Qu’en est-il ?
Je suis extrêmement fier d’avoir mené ce beau projet lancé par mon prédécesseur Nicolas Bassani. L’ensemble, qui s’appelle désormais Villa Augusta, est bien intégré. C’est une réussite architecturale. Dans le contexte de 2014, certains craignaient que ne viennent s’installer des populations de quartiers sensibles de la Carf. Aujourd’hui, 84 % des foyers locataires d’habitations à caractère social ou propriétaires sont des Turbiasques. Seulement 17 % des familles résidentes viennent d’une commune autre de la Carf. Ce n’est pas important pour moi. D’autant que certains résidents de la Villa Augusta ont libéré des logements en ville qui ont été repris par des Turbiasques. Tout se passe merveilleusement bien.


Vous vouliez également créer des parkings en centre-ville. Certes, le parking du Mont-Agel a été construit, mais c’est encore un projet de Nicolas Bassani.
La villa Augusta va livrer en avril soixante emplacements.
En réaménageant le parking de la place Théodore de Banville, avec dorénavant une barrière qui impose le paiement du stationnement, on a évité les voitures tampons. Cela crée du turnover et tout le monde est très satisfait. De plus, les tarifs sont très raisonnables.

Lors de votre dernière campagne, vous disiez que la construction de logements sociaux était impérative en raison du nombre de Turbiasques qui serait passé au-dessus de la barre des 3.500 qui impose de nouvelles contraintes administratives. Ce plafond est-il dépassé ?
Nous sommes 3 150 Turbiasques. Lorsque j’étais adjoint aux Travaux au début des années 2010, nous étions 3 280. Je voyais un nombre grandissant de permis de construire qui me laissait penser à une augmentation à venir du nombre de Turbiasques. C’était en réalité une grande majorité de résidences secondaires. On ne pouvait pas imaginer une perte démographique aussi conséquente. D’une manière ou d’une autre, le projet de la Villa Augusta était impératif.

Toutes les demandes de logement émanant de Turbiasques ont-elles été satisfaites?
Quasiment. Detras aura pris trois ans de construction ; période durant laquelle les demandes de logements sociaux ont continué d’être déposées. Il faut savoir que 70% des foyers du village relèvent d’une situation où ils ont droit à un logement social.

Le projet de la Place de la crémaillère (qui avait d’ailleurs été porté par vos opposants également de «La Turbie, mon village»), quel est-il exactement ?
Il s’agit de lancer des études pour un parking souterrain de 3 à 400 places, un hôtel, un équipement public pour les seniors (entre 40 et 60 logements en résidences senioriales, pour les plus de 60 ans, à la propriété ou la location), un jardin public et des locaux pour des professions médicales. Le terrain nous appartient en grande partie.

Pourquoi ne pas avoir lancé le projet plus tôt?
J’attendais d’avoir la certitude de la livraison de la nouvelle caserne des pompiers. C’est le dernier foncier en centre-ville. C’est une décision importante.

À la Tête de Chien, rien de nouveau… C’est bien dommage sur pareil site, non?
Les nouvelles contraintes environnementales nous empêchent quasiment de faire quoi que ce soit des maisons de France télécom pour lesquelles nous avons un prêt relais avec l’organisme EPFR depuis plus de dix ans. Il faut impérativement sortir la ville de cette ornière.

Pourquoi ne pas revendre ces maisons tout simplement?
La commune n’a pas vocation à être agent immobilier. L’État comme nous souhaiterait sortir par le haut.

Quelles sont vos relations avec Monaco; notamment dans le cadre de la construction du nouveau centre d’entraînement de l’ASM-FC?
Nos relations sont excellentes. Nous sommes sur des partenariats gagnant-gagnant. Regardez pour la piscine municipale, nous avons pu bénéficier de plus de 100 000€ au travers de la fondation Princesse Charlène.

Et la “liaison douce” entre La Turbie et Monaco?
On y travaille… Tout comme le parking de dissuasion près de l’autoroute. Un funiculaire souterrain, ce n’est pas un doux rêve. Le maire de Nice Christian Estrosi a bien financé son projet de tramway souterrain ! Or, d’ici à 2050, le nombre de salariés à Monaco devrait doubler.  Le projet de liaison douce est forcément d’actualité puisque, déjà, en termes de circulation, nous sommes dans une situation de quasi-blocage aux heures de pointe.

Vous appréciez donc l’ouverture de la bretelle de l’aire de Beausoleil?
Si cette bretelle a rouvert, c’est grâce à nous !  En 2015, la manifestation sur site a été un facteur déclenchant. Il y a eu ensuite plusieurs réunions. Je me suis battu. J’ai mobilisé tous les parlementaires alentours, tous les maires des communes voisines, le préfet… Et nous avons enfin été pris au sérieux et obtenu des dérogations aux normes.  Avec Detras, ce fut le second gros dossier de mon mandat de maire.

Comment avez-vous composé votre liste? Des noms?
La liste sera renouvelée de moitié. J’ai voulu un équilibre. C’est une liste d’ouverture avec un candidat de la liste «La Turbie, mon village».

De quoi illustrer l’«opposition constructive» à laquelle vous comme votre opposant aspiriez…
André-François Pellegrin a voté toutes les délibérations et tous les budgets. Il y a eu un moment difficile les six premiers mois ; c’est normal. L’opposition de Jean-Philippe Gispalou est une opposition de principe.

Quel thème sera mis au cœur de votre programme?
La qualité de vie ! Quand je partirai, je veux qu’il y ait eu une amélioration de la qualité de vie.

Si vous deviez faire votre mea culpa concernant cette mandature, quel serait-il ?
Je regrette que l’on n’ait plus les moyens, ce qui ralentit considérablement l’avancement des projets.


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