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Calendrier, accusés, enjeux... Ce qu'il faut savoir sur le procès de l'attentat du 14 juillet à Nice qui s'ouvre dans un mois à Paris

L’audience qui s’ouvre le 5 septembre est prévue pour durer jusqu’à la mi-décembre. Huit accusés, sept présents. Et des centaines de victimes en quête de vérité et de justice.

La rédaction Publié le 05/08/2022 à 08:00, mis à jour le 04/08/2022 à 16:13
L’attentat du 14 juillet 2016 survenu sur la promenade des Anglais et qui a fait 86 morts a profondément traumatisé les Niçoises et les Niçois. Franck FERNANDES / Nice Matin

Six ans après... Le 5 septembre, devant la cour d’assises spéciale de Paris, s’ouvre le procès de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice. Pour l’histoire. Pour les familles et les proches des 86 personnes décédées, pour les centaines de blessés, pour des milliers de personnes traumatisées. Pour Nice, ville martyre.

22h34- 22h38

Un procès attendu et redouté par les parties civiles. Mais une fois de plus en matière de terrorisme, l’auteur des faits ne fera pas face à la justice, abattu par la police lors de l’attaque sur la promenade des Anglais.

Ce soir-là, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien âgé de 31 ans, a foncé sur la foule rassemblée pour le feu d’artifice, cherchant à faire le plus grand nombre de victimes. Un peu avant 22h34, il a entamé sa course meurtrière à hauteur de l’hôpital Lenval.

Empruntant ensuite le trottoir sud de la Promenade des Anglais, il a zigzagué, fait des embardées pour semer la mort. Puis, il s’est immobilisé à 22h36 en face du Palais de la Méditerranée à cause d’une panne mécanique sous l’effet de la répétition des chocs. Là, une pluie de balles s’est abattue sur la cabine du camion pendant plus d’une minute. Le terroriste est neutralisé à presque 22h38.

 

Dix suspects, huit accusés... et l’ombre du terroriste

Dix personnes ont été mises en examen dans ce dossier. Un non-lieu a été prononcé lors de l’instruction. Et en juin 2018, Adriatik Elezi, poursuivi pour "infractions à la législation sur les armes", s’est pendu dans sa cellule. Huit personnes sont donc renvoyées devant les Assises spéciales mais seulement 7 comparaîtront. Six hommes et une femme. Mohamed Ghraieb, Chokri Chafroud et Ramzi Arefa sont poursuivis pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Ce dernier l’est aussi pour "infractions à la législation sur les armes". La complicité n’a pas été retenue: les investigations n’ont pas permis de déterminer s’ils étaient au courant du projet d’attentat.

Les quatre autres accusés sont poursuivis pour des infractions de droit commun, soupçonnés d’être impliqués dans le trafic d’armes qui a permis au tueur de Nice de se procurer le pistolet dont il s’est servi au volant de son 19 tonnes. Il s’agit d’Artan Henaj, Enkeledja Zace, Maksim Celaj et Endri Elezi.

Enfin, le huitième homme: Brahim Tritrou poursuivi "pour infraction à la législation sur les armes" est en fuite depuis le 9 juillet 2020 et sous le coup d’un mandat d’arrêt. Il aurait servi d’intermédiaire entre Bouhlel et les Albanais.

Verdict attendu le 14 décembre

Six ans après, les victimes ont besoin de justice. De vérité. Ce nouveau procès hors norme, qui se tient après le "V13": le nom de code du procès des attentats de Paris (pour Vendredi 13 novembre) qui s’est achevé le 29 juin, devra répondre à une multitude de questions (lire par ailleurs).

 

865 parties civiles se sont déjà constituées, les familles des victimes directes, les blessés, les associations, etc. D’autres le seront en début de procès. 1.765 parties civiles étaient présentes au début du V13.

Pour le "J14", (Jeudi 14 juillet) les débats devraient s’achever aux alentours du 20 novembre. Place ensuite aux avocats des parties civiles, puis aux réquisitions et enfin aux plaidoiries des avocats de la défense. Entre-temps, les victimes qui le souhaitent pourront témoigner. Le verdict est attendu le 14 décembre.

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