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Blessée par un fumigène après Monaco-Lille: deux mois de prison avec sursis

Mis à jour le 02/12/2014 à 09:16 Publié le 02/12/2014 à 08:40
A l’issue d’un match au stade Louis-II, des incidents ont eu lieu à Fontvieille.

A l’issue d’un match au stade Louis-II, des incidents ont eu lieu à Fontvieille. Archives Eric Dulière

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Blessée par un fumigène après Monaco-Lille: deux mois de prison avec sursis

L’après-match Monaco-Lille, le 30 août dernier, a engendré des violences dans le quartier de Fontvieille. Au point de convoquer le président des Ultras à la Sûreté publique pour des explications…

L’après-match Monaco-Lille, le 30 août dernier, a engendré des violences dans le quartier de Fontvieille. Au point de convoquer le président des Ultras à la Sûreté publique pour des explications…

Lequel vient de se retrouver à la barre du tribunal correctionnel !

Le motif : il avait avoué le lancement d’un fumigène. Il a écopé de deux mois d’emprisonnement avec sursis, auxquels s’ajoute le versement de 1.500 euros de provision.

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La scène se passe à l’issue du match de foot, devant le magasin Décathlon. Une femme et son fils se retrouvent involontairement au milieu d’un flot de supporters énervés.

Monégasques et Lillois en viennent vite à l’affrontement. Au cours de la bagarre, un fumigène vient heurter, par ricochet, la dentition de la mère de famille.

Un témoin décrit sommairement l’auteur des faits avec un tatouage sur le mollet droit. Les caméras de vice-surveillance identifient le personnage…

« Involontaire »

« Que s’est-il passé ? », demande le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. « J’ai ramassé l’engin allumé, répond le prévenu, pour le tirer dans les pieds du groupe. C’était involontaire… »

Réaction du président : « Il y a eu d’autres bagarres où vos troupes étaient mêlées. Pourquoi laissez-vous faire? Il faut les contrôler… » Réponse facile : « Je ne peux pas être partout… »

La partie civile déplorera « une victime choquée, trois jours d’hôpital et l’aide un psychiatre ». Et réclamera une provision de 3.000 euros et la désignation d’un expert.

Après le rappel du remarquable travail des enquêteurs pour identifier l’auteur des faits, le procureur Cyrielle Colle déclarera : « Tirer involontairement le fumigène allumé constitue une infraction. Ces images rappellent des scènes de guérilla urbaine. Or, les spectateurs doivent aller au stade en toute sécurité… Une peine d’emprisonnement avec sursis sera dissuasive… »

Me Christophe Ballerio, pour la défense, parlera « d’un client paniqué. Il n’a pas voulu blesser la victime. Il a ramassé le fumigène pour le jeter aux pieds de celui qui l’avait lancé. Sa démarche à la police est spontanée. Il n’a pas été convoqué. C’est un homme honnête. Il s’investit dans la vie caritative et humanitaire. Il est parti en Bolivie avec une ONG pendant quatre mois. Clémence ! »

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public.
 

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