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Bague à 453.000 euros remplacée par du toc à Monaco: cinq ans de prison

Mis à jour le 14/05/2015 à 07:52 Publié le 14/05/2015 à 07:13
Un artisan bijoutier de Nice a été reconnu coupable d'avoir dérobé un diamant de plus de trois carats sur une bague qu'il devait modifier. Il aurait remplacé la pierre précieuse par un vulgaire zircon à 50 euros.

Un artisan bijoutier de Nice a été reconnu coupable d'avoir dérobé un diamant de plus de trois carats sur une bague qu'il devait modifier. Il aurait remplacé la pierre précieuse par un vulgaire zircon à 50 euros. C. P.

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Bague à 453.000 euros remplacée par du toc à Monaco: cinq ans de prison

Trois Chinois ont été condamnés mercredi à cinq ans de prison pour le vol d'une bague d'une valeur de 453.000 euros à Monaco, remplacée par une autre en toc.

Trois Chinois ont été condamnés mercredi à cinq ans de prison pour le vol d'une bague d'une valeur de 453.000 euros à Monaco, remplacée par une autre en toc.

Le 30 janvier 2014, deux hommes - le troisième les attendait à l'extérieur - se présentent dans une bijouterie Fred de la principauté et s'y font présenter deux bagues.

Ils jettent leur dévolu sur l'une d'elles, qu'ils réservent en versant un acompte de 500 euros, promettant de revenir avant la fermeture pour payer, la moitié du prix en liquide, l'autre par carte bancaire. Les deux clients ne reviendront pas.

>> RELIRE. Vol d'une bague à 450.000 euros à Monaco: quatre suspects arrêtés 

Le lendemain, en ouvrant le paquet cadeau préparé par la vendeuse, le directeur s'aperçoit que dans l'écrin, la bague a été remplacée par une contrefaçon.

Les deux hommes ont profité de la distraction des deux vendeuses lorsqu'elles ont emballé le cadeau. La bague volée n'a jamais été retrouvée.

Les trois prévenus seront interpellés le 1er février à Paris.

Sur un stand des Galeries Lafayette, ils s'étaient intéressés à une bague d'une valeur de 343.000 euros. Sur un autre, ils se font présenter deux bagues valant chacune 300.000 euros.

Dans la voiture de police qui les mène au commissariat, ils abandonnent deux pierres et deux bagues, ressemblant fort à des modèles qu'ils s'étaient fait présenter.

Dans leurs chambres d'hôtel de l'avenue d'Italie, les policiers retrouvent d'autres pierres, taillées comme des diamants. Il s'agit d'oxyde de zirconium. En clair, du toc.

Bande organisée de Chine

Alors que l'instruction touchait à sa fin, le co-détenu de l'un des prévenus, espérant grâce ou remise de peine, avait fait des révélations au juge.

Il avait ainsi affirmé que son compagnon de cellule faisait partie d'une bande organisée, tenait en Chine un cercle de jeux clandestin, un salon de massage avec des prostituées.

Selon lui, il était également usurier et l'un des prévenus avait une dette d'un million de Yuans (environ 150.000 euros).

Ce que chacun a nié. Selon ce détenu, les bijoux volés par substitution étaient écoulés à Macao.
Des rapprochements ont également été faits, laissant penser à une possible implication de deux des prévenus dans des vols à Tokyo et Moscou, mais ils ne sont pas jugés pour ces faits.

Ainsi, la magistrate du parquet, qui a requis six ans d'emprisonnement contre chacun des prévenus, a évoqué une "équipe structurée au niveau international".

Outre les cinq ans d'emprisonnement, le tribunal correctionnel de Paris a condamné chacun des trois hommes à 15.000 euros d'amende, et une interdiction de séjour de cinq ans en Ile-de-France et à Monaco.

Reconnus coupables de vol et association de malfaiteurs, ils devront en outre verser le montant du prix de la bague au joaillier.

Un quatrième homme, qui avait servi de chauffeur aux prévenus mais avait été rapidement mis hors de cause, a quant à lui obtenu la restitution de sa voiture, qui avait été saisie.

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