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Avertie car elle ne respecte pas le confinement, une résidente de Monaco insulte les policiers et déchire son PV

Mis à jour le 14/11/2020 à 11:01 Publié le 14/11/2020 à 10:52
Les scènes ont eu lieu pendant le confinement.

Les scènes ont eu lieu pendant le confinement. Illustration J.-F.O.

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Avertie car elle ne respecte pas le confinement, une résidente de Monaco insulte les policiers et déchire son PV

Le tribunal correctionnel a mesuré, une énième fois, l’étrange comportement que peut parfois provoquer une interpellation policière. À la source, des incivilités commises les 11 et 12 avril pendant la période de confinement imposée par la crise sanitaire.

Sur l’avenue Princesse-Grace, vers 11 h 30, quatre policiers avertissaient une quinquagénaire néerlandaise de l’interdiction de sortir en Principauté à cause de la pandémie.

Au lieu d’acquiescer, la résidente, irritée par cette défense d’aller et venir librement, semait ses propos de jurons suspects.

Les fonctionnaires, indulgents et compréhensifs, faisaient preuve de pédagogie mais étaient surpris le lendemain de revoir la même personne déambuler encore sur cette promenade du Larvotto. La tolérance a ses limites!

"Phobie liée à la police"

Un agent sortait l’habituel carton jaune pour verbaliser l’être réfractaire. Mais la dame, très agitée, déchirait le PV d’un air dédaigneux et distant.

Son geste mortifiant était suivi de desseins complotistes. Les policiers ne renonçaient pas pour autant à une forme de réprimande coercitive à son égard: la comparution devant la suprême autorité.

Face à la justice, la prévenue est absente. Seuls, les plaignants, présents, ont raconté ce désagréable événement aux juges.

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle (assesseurs: MM. Florestan Bellinzona et Franck Vouaux) a rappelé brièvement: "L’intéressée reconnaît la mise en pièces du PV, mais conteste les insultes… Elle avait commis les mêmes faits le 18 juillet 2018."

Toutefois, les agents sont unanimes: ils n’ont pas abusé de leur autorité, ni prétendu attenter à sa liberté. "C’est choquant de se faire outrager. On voulait protéger cette femme. Elle était insolente! Nous sommes restés fermes, clairs et polis."

À son tour, Me Hervé Campana, en remet une couche. "On comprend vite que cette personne est sujette à une phobie liée à la police. Son attitude est négationniste. Voire conspirationniste! Pour le préjudice moral, il est réclamé 500 euros pour chaque demandeur."

Enfin, le procureur général adjoint Olivier Zamphiroff tape sur la table pour enfoncer le clou! "L’absence de l’intéressée m’indispose. Je m’attacherai à la comprendre. Saine d’esprit, elle est méprisante et outrageante. Infligez-lui une amende de 2.000 euros. Accepter les sommes proposées par les parties civiles. Je ne sais pas si elle va résider encore longtemps…"

Finalement le tribunal limitera la sanction à 1 500 euros d’amende et à la somme de 300 euros à chaque partie civile.

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