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Automobiliste contre piéton sur un passage protégé : 500 € avec sursis

Mis à jour le 03/03/2020 à 11:48 Publié le 03/03/2020 à 11:48
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Automobiliste contre piéton sur un passage protégé : 500 € avec sursis

Un piéton a toujours la priorité sur un passage protégé.

Un piéton a toujours la priorité sur un passage protégé. C’est une évidence reconnue par une prévenue, soupçonnée de blessures involontaires. Elle en a conscience et ne le conteste surtout pas devant le tribunal correctionnel de Monaco.

Le 31 juillet dernier, vers 15 h 30, au volant de son véhicule, cette retraitée monégasque regardait du côté opposé au moment d’aborder le rond-point du quartier des Moneghetti. La sexagénaire ne pouvait entrevoir la personne au moment de traverser sur les bandes blanches situées à l’intersection entre le boulevard de Belgique et la rue J.-F.-Bosio. La victime, polytraumatisée, était conduite aux urgences du CHPG où les médecins diagnostiquaient de multiples fractures. Ils prescrivaient quatre-vingt-dix jours d’ITT après une délicate intervention.

« Un enfer de douleurs »

À l’audience, le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle élimine les éventuels points litigieux de l’infraction. Tout est clarifié d’emblée. D’un côté de la barre, la conductrice fait amende honorable, sans ajouter d’autres commentaires pour minimiser sa responsabilité. De l’autre, la plaignante rappelle ses souffrances permanentes au bras gauche et accorde une parfaite correction de l’automobiliste à son égard.

Mais Me Olivier Carles de Caudemberg, du barreau de Nice, ne se limite pas aux seuls faits reconnus ni au comportement respectueux ou formules de politesse de la prévenue. Il force l’indemnisation de sa cliente à quelque 25 000 e de provision.

« La demanderesse vit un enfer de douleurs et des soins constants, fait ressortir l’avocat. Elle ne recouvrera plus jamais l’usage de ses doigts. C’est un véritable handicap : une fracture n’a pas évolué de manière positive et elle oblige l’accomplissement de cinq séances de kiné par semaine. Il faut également prévoir l’assistance d’une auxiliaire et un préjudice financier des frais de santé de 5 500 e non remboursé par la mutuelle. »

Avec un accident de la circulation provoqué à faible allure, les poursuites ont été engagées face à la gravité des blessures, admet le premier substitut Cyrielle Colle. « Certes, la prévenue, sans aucun accident responsable à ce jour, n’a pas vu le piéton traverser. Toutefois, le dommage causé doit être réparé. Une peine d’amende de 500 e assortie du sursis doit suffire. »

Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public. Quant au préjudice, la retraitée monégasque devra verser la somme de 10 000 e à la partie civile.


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