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Au volant d’une Lamborghini, il roule sur le pied d’un ouvrier à Monaco

Mis à jour le 14/03/2018 à 19:44 Publié le 14/03/2018 à 19:30
Illustration d'une Lamborghini.

Illustration d'une Lamborghini. Photo Istock

Au volant d’une Lamborghini, il roule sur le pied d’un ouvrier à Monaco

Le tribunal correctionnel de Monaco a condamné un automobiliste à huit jours de prison avec sursis pour ne pas avoir respecté un panneau de chantier et roulé sur le pied d'un jardinier, il y a tout juste un an, avenue de la Quarantaine. Aujourd'hui encore, l'ouvrier ressent des douleurs en marchant.

Drôle de mésaventure que celle racontée par la victime devant le tribunal correctionnel. Cet ouvrier intérimaire, affecté à des travaux de jardinerie sur l’avenue de la Quarantaine, était chargé de réguler la circulation alternée sur un chantier temporaire, le 1er mars 2017.

En début d’après-midi, un conducteur pressé n’obtempère pas à l’interdiction signalée par un panneau.

Au volant d’une Lamborghini décapotable blanche, l’automobiliste roule sur le pied du jardinier. Heureusement, les godillots renforcés chaussés par le plaignant lui ont épargné de graves blessures.

"C’est un chauffard et un menteur"

Le prévenu, actuellement au Mexique pour enseigner l’anglais aux enfants, est absent à l’audience. Mais le quadragénaire britannique est représenté par son conseil.

Dans ce cas, c’est au président Jérôme Fougeras-Lavergnolle de présenter les faits, d’après le procès-verbal transmis par l’officier de police judiciaire.

Le chauffeur, employé par une société de location de véhicule, a admis son impatience. Mais il conteste avoir sciemment roulé sur l’extrémité de la jambe de l’ouvrier.

“Si c’était le cas, indique-t-il, ce jeune homme aurait été grièvement blessé. J’ai continué ma route car j’ai eu peur. Je ne voulais pas me battre avec lui”. Soi-disant le panneau était placé trop bas et difficile à voir…

Au nom de la partie civile, Me Charles Lécuyer insiste "sur les déclarations fantaisistes du fautif. C’est un chauffard et un menteur qui n’a pas pris en compte la zone de danger sur une partie de la chaussée.

Les traces sur la chaussure de mon client le prouvent et il souffre encore en marchant. Nommez un expert et acceptez une provision de 1.000€."

Constat, attestation, certificat médical du CHPG, photos qui montrent l’état du brodequin… Le premier substitut Olivier Zamphiroff énumère les pièces versées au dossier.

Et il évoque ce témoin "révolté par la situation au point de se rendre à la Sûreté publique pour faire des déclarations. J’aurais préféré un peu plus de lucidité de la part du prévenu. Pour la contravention, je m’en rapporte à la sagesse de votre tribunal".

"Cet homme n’est pas responsable"

Il en est cependant tout autre pour la défense. "Mon client est perplexe, annonce Me Pierre-Anne Noghès-Dumonceau.

Il n’a pas forcé le passage. Comme le premier panneau n’était pas visible, il s’est fié naturellement à la couleur verte de la sucette placée en face dans l’autre sens de circulation.

Cet homme n’est pas responsable. D’ailleurs, vous n’avez rien, même pas d’enregistrement vidéo, à part les quatre témoignages contradictoires. Une relaxe pure et simple s’impose. Si le doute ne s’exprimait pas dans votre esprit, soyez au moins cléments."

Le tribunal suivra en partie la plaidoirie en prononçant la relaxe pour circulation en sens interdit, talonnée de huit jours avec sursis, 800€ de provision pour la partie civile, et 1.736€ pour l’assureur-loi.


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