“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Assises : quatorze ans en appel pour le braqueur de Monaco

Mis à jour le 14/01/2018 à 05:11 Publié le 14/01/2018 à 05:11
L'avocat général Dominique Mirkovic a requis quatorze ans, face à Me Fanny Pierre, commise d'office en défense.
                                                          (Croquis d'audience Rémy Kerfridin)
Monaco-matin, source d'infos de qualité

Assises : quatorze ans en appel pour le braqueur de Monaco

Statuant en appel après cassation, la cour d'assises du Var a condamné vendredi soir Valdas Kumetis, un Lituanien de 35 ans, à quatorze ans de réclusion, pour un vol à main armée en bande organisée, perpétré le 18 septembre 2012 au préjudice d'une bijouterie de Monaco.

Statuant en appel après cassation, la cour d'assises du Var a condamné vendredi soir Valdas Kumetis, un Lituanien de 35 ans, à quatorze ans de réclusion, pour un vol à main armée en bande organisée, perpétré le 18 septembre 2012 au préjudice d'une bijouterie de Monaco.

Ce faisant, les jurés varois ont suivi à la lettre les réquisitions de l'avocat général, et augmenté la peine prononcée en premier ressort par la cour d'assises des Alpes-Maritimes en juin 2014.

Mémoire sélective

Pendant toute l'instruction de cette affaire, Valdas Kumetis avait soutenu qu'il ne se souvenait absolument pas avoir participé à l'attaque de la bijouterie, en raison de troubles de la mémoire. Ceux-ci seraient apparus après un traumatisme crânien subi en 2002.

« Il ne reconnaît pas les faits, dont il dit ne pas se souvenir, a indiqué le psychologue. C'est une amnésie très atypique, peut-être utilitaire. » Un avis partagé par le psychiatre et le neurologue : « C'est de la simulation. »

L'accusé a finalement passé des aveux, mais a de nouveau allégué cette amnésie, pour indiquer au tribunal qu'il n'avait aucun souvenir de ce qu'il avait fait après sa fuite, perdant son sang après avoir reçu une balle dans le côté gauche.

Y avait-il un complice en attente, qui l'avait pris en charge dans une voiture relais ?

« Tout ce dont je me souviens, c'est que je me suis réveillé une semaine après dans un hôpital, en Allemagne ou au Luxembourg, où un docteur m'a retiré la balle que j'avais dans le corps. »

Équipe organisée

En ouvrant son réquisitoire, l'avocat général Dominique Mirkovic a évoqué les méfaits, à la fin des années quatre-vingt-dix, des Pink Panters, « ces anciens militaires serbes spécialisés dans l'attaque des bijouteries de luxe à travers le monde ».

« Valdas Kumetis et ses comparses ne sont pas des Pink Panters. Ce ne sont pas non plus un groupe de jeunes Lituaniens désœuvrés, venus passer l'été 2012 au soleil dans le sud de l'Europe. C'est une véritable équipe très organisée, qui a minutieusement préparé cette attaque éclair à Monaco. »

Il en voulait pour preuve le fait qu'ils comparaîtront tous les trois dans deux semaines devant les assises de la Moselle, pour l'attaque d'une bijouterie à Metz, trois mois avant celle de Monaco.

Pas de violences sur la police

M. Mirkovic a requis « une peine d'intimidation » : quatorze ans de réclusion et l'interdiction définitive du territoire.

Valdas Kumetis reconnaissant désormais avoir participé au vol à main armée, Me Fanny Pierre a souligné qu'il l'avait fait avec le minimum de violence. Elle a aussi plaidé le doute sur le fait qu'il ait volontairement percuté l'un des motards de la police monégasque lancés à ses trousses.

Elle a eu gain de cause sur ce point, la cour rejetant la culpabilité de Valdas Kumetis pour ces faits, comme l'avaient fait les jurés d'Aix-en-Provence, lors du premier procès en appel en avril 2016.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.