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Après une soirée caritative, une conductrice bat le record d’ivresse au volant à Monaco

À son arrivée il y a quelques jours dans le box, menottée, humiliée par sa comparution devant le tribunal correctionnel de Monaco, la quadragénaire retient ses larmes.

JEAN-MARIE FIORUCCI Publié le 29/12/2019 à 10:22, mis à jour le 29/12/2019 à 10:22
archives J.-F.O.

À son arrivée il y a quelques jours dans le box, menottée, humiliée par sa comparution devant le tribunal correctionnel de Monaco, la quadragénaire retient ses larmes. Elle a participé à une soirée caritative le vendredi 13 décembre. Certes, le but est louable, mais ce n’est pas le motif de l’infraction. L’ambiance aidant, cette résidente de la Principauté a enchaîné les coupes de champagne. Jusqu’à déborder sur une alcoolisation jamais relevée chez une femme sur le territoire monégasque : 3 grammes par litre de sang.

« J’ai honte »

Évidemment, une fois la Sûreté publique alertée et le signalement fourni sur la conduite hasardeuse de cette ressortissante polonaise, les agents n’avaient plus qu’à l’interpeller à la sortie du parking.

 

Le président Florestan Bellinzona(1) s’inquiète d’un tel comportement et veut connaître les raisons de cette ivresse hors norme. « Je ne me souviens pas spécialement d’avoir bu. Trois verres ? Peut-être plus ? Cela m’a servi de leçon et ne se reproduira plus. »

Pour autant, le président ne passe pas l’éponge. « Vous n’étiez pas en mesure de conduire et vous représentiez un véritable danger vis-à-vis des autres automobilistes. Vous avez reconnu les faits… » La détenue, stressée, marquée par les trois jours de détention, reconnaît son erreur. « J’avoue avoir eu le temps nécessaire pour réfléchir et comprendre la gravité de mon comportement. J’ai honte pour ma fille et mon mari. »

« Un acte isolé »

La procureur Alexia Brianti, au cours de ses réquisitions, sanctionne la prévenue en tenant compte de l’absence d’antécédents judiciaires. « Toutefois, avec un taux particulièrement élevé, une peine d’emprisonnement avec sursis doit être retenue, accompagnée d’une amende de 2 000 à 3 000 euros et d’une suspension du permis de conduire pendant deux ans. » Me Hervé Campana, très subtilement, confrontera les déclarations antagonistes de la prévenue par rapport à celles empreintes de sévérité du ministère public pour défendre sa cliente.

 

« C’est un acte isolé, plaidera-t-il, au regard du casier judiciaire vierge de cette femme qui fréquente habituellement la haute société monégasque. C’est une personne meurtrie, traumatisée par cette situation. Elle en a pris conscience : vous avez l’assurance que cette erreur ne se reproduira plus. La garde à vue et la détention ont marqué du sceau de la honte son esprit. La place de cette mère de famille devrait être maintenant auprès des siens à l’approche des préparations des fêtes de fin d’année… »

Le tribunal, sensible aux intentions déclarées de la prévenue et aux armes de clémence de la défense, prononcera une peine d’un mois d’emprisonnement avec sursis, 3 000 euros d’amende et douze mois de suspension du permis de conduire.

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