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Après six ans à la cour d'appel de Monaco, deux magistrats français quittent leur poste avec regret

Mis à jour le 18/08/2020 à 09:51 Publié le 18/08/2020 à 09:28
La dernière audience des deux conseillers, Sylvaine Arfinengo (3e à gauche) et Éric Senna (au centre).

La dernière audience des deux conseillers, Sylvaine Arfinengo (3e à gauche) et Éric Senna (au centre). J-M. F.

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Après six ans à la cour d'appel de Monaco, deux magistrats français quittent leur poste avec regret

Sylvaine Arfinengo et Éric Senna quittent leur poste de magistrat en Principauté avec un pincement au cœur. Ils feront le chemin inverse après six années passées à siéger à la cour d’appel. Ils retrouveront leurs corps d’origine en tant que présidents de chambre: respectivement à Aix-en-Provence et Montpellier.

Ces départs vont modifier le paysage judiciaire et laisser apparaître de nouveaux visages pour la rentrée des cours et tribunaux le 1er octobre. Un peu particulière cette année. Fait exceptionnel en effet, pour cause de pandémie, l’audience solennelle sera retransmise pour les personnalités et les invités dans la salle d’honneur du Musée océanographique.

À quelques jours de la fin de leur mandat, le 31 août prochain, les deux présidents-conseillers ont le sentiment du devoir accompli. "En tant que magistrate française, affirme Sylvaine Arfinengo, évoluer dans une juridiction étrangère est bénéfique. Même s’il y a une phase d’apprentissage nécessaire pour s’imprégner du droit monégasque. On constate également cette force qui émane de l’institution où juges, procureurs, greffiers s’investissent à fond afin de rendre une grande justice. C’est l’enseignement prôné par le premier président, Mme Brigitte Grinda-Gambarini, qui puise sa force dans la cohésion, la confiance mutuelle, la loyauté."

Cette femme rigoureuse, d’une grande capacité de travail et d’une humanité exceptionnelle ajoute: "Nous avons fourni un travail de qualité pour rendre les décisions de justice à la hauteur des affaires. Il faut préserver cette circonstance monégasque qui est la conséquence de relations humaines magnifiques."

Pour Éric Senna, l’expérience a été riche, notamment comme membre de la Délégation monégasque du Greco (Groupe d’États contre la corruption) et élu du Haut Conseil de la magistrature. "Ces deux organismes ont fait progresser la loi sur l’organisation judiciaire à Monaco."

Il ajoute: "Juger en temps réel, c’est spécifique pour ce pays. Par exemple, le prévenu a quinze jours pour obtenir la réformation d’un jugement de première instance. La décision de statuer sur l’appel est prise le lendemain. Impossible d’aller plus vite…"

Apprécié pour son abnégation et ses compétences, le magistrat les a liées "à la qualité de vie, aux relations humaines agréables et courtoises. La Principauté n’est pas qu’une tour d’ivoire. Elle cumule en même temps les statuts de ville et d’État et demeure à l’écoute de plusieurs recommandations d’organismes européens et internationaux. Entre autres exemples, Monaco a mis en place un contrôle externe de la détention".

D’où le sentiment d’avoir été utile…

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