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Agacé une voiture garée en double file à Monaco, il agresse une conductrice et dégrade son véhicule

Mis à jour le 13/02/2018 à 17:33 Publié le 13/02/2018 à 16:11
L’automobiliste n’a pas supporté d’attendre à cause d’une voiture garée en double file.

L’automobiliste n’a pas supporté d’attendre à cause d’une voiture garée en double file. Photo Michael Alesi

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Agacé une voiture garée en double file à Monaco, il agresse une conductrice et dégrade son véhicule

Le tribunal correctionnel de Monaco s'est montré clément à l'égard de cet automobiliste qui était à la fois ivre et fragilisé moralement par un licenciement récent. Il a condamné son comportement violent d'un mois de prison avec sursis et de deux amendes.

La tentation est forte de s’arrêter en double fille. Mais la pratique provoque des tensions récurrentes et souvent incontrôlées! Comme ce vendredi 9 février, vers 19h55, à l’amorce de l’avenue de Grande-Bretagne. Un automobiliste, ivre et dépressif, s’est vengé sans subtilité!

En provenance de la voie rapide, il est obligé de s’arrêter: un véhicule mal garé lui barre la route. Agacé par l’attente, il décide de continuer son trajet. Mais l’espace est insuffisant pour effectuer le dépassement. Immanquablement, il percute la voiture avec sa puissante Audi A3.

Le ton monte. Au cours de l’altercation, énervé, il tire la conductrice par les cheveux et raye le capot de l’automobile mal garée avec sa clef. Le mari vient défendre son épouse malmenée et les adversaires finissent à terre.

"Inconscient de boire de la vodka au volant"

L’altercation s’est terminée devant le tribunal correctionnel, à l’audience de flagrance de lundi. Le prévenu prend place dans le box. Il comparaît, menotté, pour une alcoolémie de 1,16 mg par litre d’air expiré, des violences et dégradations. C’est un quadragénaire à l’allure BCBG, de nationalité helvétique qui réside en Principauté. Il est à la fois effondré, désespéré et navré par son attitude. Car les faits reprochés sont graves pour ce cadre bancaire fraîchement licencié.

Le président Florestan Bellinzona rappelle l’affaire et les infractions. "Quand on vous conduit à la Sûreté publique, vous avez 2,32g d’alcool dans le sang. C’est inconscient de boire au volant de votre véhicule une bouteille de 33 cl de vodka à 18 heures…"

Le détenu avait fait une estimation approximative. "Pour un parcours de cinq minutes afin de rejoindre mon domicile, je pensais ne pas ressentir les effets de l’alcool avant d’être dans mon appartement."

Le magistrat est étonné de constater le mélange d’antidépresseurs avec la boisson. «De plus, vous alliez chercher votre fille de 14 ans qui a été traumatisée par cet incident. Enfin, en garde à vue, vous évoquez votre exaspération, impossible à réprimer, derrière le véhicule en double file. Or, d’après les caméras de vidéosurveillance, l’attente n’a pas dépassé trois secondes. Quel était le sens de votre réaction en donnant des coups de clé sur le capot?"

Le coupable ne se souvient plus de son comportement. «L’établissement bancaire m’a licencié lundi. Je n’étais plus dans un état normal. J’ai espoir de retrouver un emploi: je dois signer une promesse d’embauche à Lugano, mais pour travailler à Monaco. Car j’ai trois enfants…"

"L’électrochoc d’une détention pour week-end"

Les réquisitions du procureur général adjoint Hervé Poinot débuteront par une citation: "L’alcool est le suicide des lâches! Certes, Monsieur n’est pas un lâche. Mais il est dans le suicide en buvant dans son véhicule une canette de vodka! C’est anormal! Il avait besoin de cet électrochoc d’une détention pour le week-end. Quoi de plus mesquin de s’en prendre à une femme et de rayer sa voiture? Il faut assurer l’ordre public. Comme le prévenu à un casier vierge, vous prononcerez une peine de trois mois avec sursis, 1.000€ d’amende et deux contraventions à 45€ et 250€."

La défense mettra en exergue les conséquences néfastes de son licenciement. "Mon client est résident monégasque depuis vingt-cinq ans, lance Me Thomas Giaccardi. Avec ses problèmes professionnels, mal vécus, il est en dépression et suivi médicalement. Il boit. Mais au lieu de le calmer, l’alcool a un effet inverse. Ce comportement d’agressivité ne lui ressemble pas. Ce père de famille n’est pas alcoolique. Les trois jours de détention l’ont fait réfléchir. C’est un incident et le dernier! Trois mois c’est dur! Faites preuve de clémence."

Le tribunal condamnera le mis en cause à un mois de prison avec sursis et deux amendes de 45€ et 150€.


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