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Accusé de violences avant le match ASM-Porto, le supporter portugais est relaxé

Mis à jour le 21/01/2018 à 11:59 Publié le 21/01/2018 à 11:55
Un supporter portugais était accusé d’avoir jeté une bouteille au visage d’un serveur avant le match. Le tribunal a jugé les preuves insuffisantes.

Un supporter portugais était accusé d’avoir jeté une bouteille au visage d’un serveur avant le match. Le tribunal a jugé les preuves insuffisantes. Photo Jean-François Ottonello

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Accusé de violences avant le match ASM-Porto, le supporter portugais est relaxé

Faute de preuves suffisantes, le tribunal correctionnel de Monaco a relaxé un supporter du FC Porto qui était soupçonné d'avoir jeté une bouteille au visage d'un serveur, le 26 septembre dernier dans un établissement de la promenade Honoré-II, juste avant le match de Ligue des Champions.

Pourquoi autant de violence en marge des rencontres de football? La question vient à l’esprit avec cette affaire évoquée vendredi par le tribunal correctionnel.

Il faut remonter au soir du match de Ligue des Champions Monaco-FC Porto, le 26 septembre dernier. Vers 18 heures, en attendant le début du match, une vingtaine de supporters portugais déambulent sur la promenade Honoré-II.

Quand ils s’attablent dans l’établissement "Emilie’s Cookies", un employé vient prendre la commande. Tous refusent: ils ne veulent pas consommer. S’ensuit un échange d’insultes accompagnées de crachats et doigts d’honneur.

Et puis, le geste inadmissible qui aurait mérité un carton rouge: un des aficionados lusitaniens lance une bouteille au visage du serveur.

"Regrettable de ne pas le voir à la barre"

Comme le prévenu est absent à l’audience pour s’expliquer, le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle poursuit la lecture du PV.

"La victime dépose plainte et désigne son agresseur sur une photo, appuyée par le témoignage d’un autre salarié. Le certificat médical mentionne une ITT de trois jours. Le mis en cause est retrouvé un peu plus tard et interpellé par une patrouille de police. Au cours de sa garde à vue, il conteste formellement être l’auteur des faits. Ses antécédents judiciaires signalent une seule condamnation à Porto pour conduite sans permis."

Une situation ambiguë rappelée par le procureur Alexia Brianti dans ses réquisitions.

"Le football apporte son lot de supporters excités qui créent des troubles. En relisant les témoignages, quand la police est intervenue sur les lieux, la victime donne une description parfaite du fautif, jusqu’aux vêtements reconnaissables. Si cet individu ne nie pas sa présence sur les lieux, il estime être resté en dehors du conflit. J’ai pourtant peine à le croire et il est regrettable de ne pas le voir à la barre pour donner sa version des faits. Pour cette agression gratuite et injustifiée, une amende de 1.500€ s’impose."

RELAXÉ AU BÉNÉFICE DU DOUTE

In fine, le tribunal semble avoir jugé les preuves insuffisantes, rattachées aux seules déclarations des salariés, pour prononcer une condamnation. D’ailleurs, quand le président a prononcé la relaxe, il a mentionné en guise de conclusion: "Le doute doit profiter au prévenu…"

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