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Accusé de gestes déplacés, il est finalement relaxé

Mis à jour le 19/05/2016 à 05:06 Publié le 19/05/2016 à 05:06
Le prévenu a été relaxé. La dame qui le mettait en cause comparaîtra en juillet pour dénonciation calomnieuse.

Le prévenu a été relaxé. La dame qui le mettait en cause comparaîtra en juillet pour dénonciation calomnieuse. N.H.-F.

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Accusé de gestes déplacés, il est finalement relaxé

Une affaire jugée mardi par le tribunal correctionnel met en lumière la difficulté des enquêteurs et des magistrats à démêler le vrai du faux, quand la parole de l'un s'oppose à celle de l'autre

Qui croire ? C'est la question derrière tous les dossiers qui reposent sur des accusations et sans aucun témoin des faits. Les fonctionnaires de police, les représentants du ministère public, les magistrats et parfois les jurés se la posent tout au long de l'enquête ou de l'audience. Et la réponse peut être synonyme de lourdes conséquences.

Derrière cette question, il y a la possibilité d'une condamnation, d'une inscription au casier judiciaire, parfois d'une peine de prison. Et l'une des affaires qui a occupé le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle et les assesseurs, lors de la dernière audience correctionnelle, met en lumière cette problématique.

Vidéo contre déclarations

Le dossier démarre il y a quelques mois. Une dame dont la profession implique de travailler au domicile de particuliers se rend dans les locaux de la Sûreté. L'infirmière vient y déposer plainte et évoque des faits qui se seraient déroulés un peu plus tôt, à Monaco. Ils mettent en cause un occupant de la résidence où elle travaillait.

Le prévenu aurait « tenté de l'embrasser, de lui caresser la poitrine et les fesses ». Il conteste. La procédure suit son cours. Jusqu'à ce que le frère du prévenu se rende lui aussi dans les locaux de la Sûreté. Il vient apporter une précision aux enquêteurs : l'habitation où se seraient déroulés les faits est couverte par des caméras de vidéosurveillance. L'exploitation des bandes révèle que les faits ne se sont pas déroulés comme l'indiquait la dame qui a mis l'homme en cause.

Convoquée à son tour par les fonctionnaires de police, elle reconnaît avoir porté de fausses accusations. Elle est absente à l'audience, mardi, tout comme le prévenu des faits de « violences ou voies de fait ».

La substitut du procureur Alexia Brianti requiert la relaxe.

En écho à l'actualité

En défense, Me Bernard Bensa rebondit. Les faits reprochés sont « extrêmement graves », rappelle-t-il. Au cours de sa plaidoirie, il revient sur ces déclarations qui « trahissent un peu la cause féminine ». Surtout à la lumière de l'actualité française, et du scandale de harcèlement sexuel dans le monde politique. « Pour en arriver làC'est abominable, lâche Me Bernard Bensa. Ça casse le combat des femmes contre le harcèlement sexuel. »

Le prévenu est relaxé. La dame qui le mettait en cause est citée devant le tribunal correctionnel en juillet, pour y répondre de faits de « dénonciation calomnieuse ».


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