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À Monaco, une auxiliaire reconnue coupable d'escroquerie sur un retraité sous tutelle

Mis à jour le 22/11/2018 à 08:27 Publié le 22/11/2018 à 11:15
Image d'illustration d'une personne âgée.

Image d'illustration d'une personne âgée. Photo Eric Ottino

À Monaco, une auxiliaire reconnue coupable d'escroquerie sur un retraité sous tutelle

Absente à la barre, la quinquagénaire a été condamnée pour avoir détourné pendant plusieurs mois de l'argent sur les comptes d’un retraité dont elle s'occupait. L’auxiliaire de vie a été reconnue coupable d'escroquerie.

"Le tribunal correctionnel a déclaré coupable l’auxiliaire de vie employée par une société monégasque de services à la personne de la Condamine. Pour des faits d’abus frauduleux de l’état de vulnérabilité ou de dépendance, elle a été condamnée à une peine de huit mois de prison ferme."

Le délibéré, lu par le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle en début d’audience, a rappelé le comportement inadmissible d’une quinquagénaire qui avait détourné, entre septembre 2015 et avril 2016, la somme de 15.316 euros sur les comptes d’un retraité dépendant de la Principauté dont elle s’occupait.

>> RELIRE. À Monaco, l'auxiliaire de vie a-t-elle escroqué un retraité sous tutelle de 15.000 euros?

C’est la fille de la victime qui avait dénoncé les faits. Elle s’était étonnée de constater plusieurs retraits d’argent et des montants de chèques litigieux sur les relevés bancaires de son père, à la Banque postale et au CFM. Ils ne correspondaient nullement aux dépenses courantes.

Pourtant, au cours de l’enquête, l’aidante réfutait toute malversation car ses retraits découlaient d’un accord verbal concernant le règlement d’heures supplémentaires au black. Il n’était autrement question que de paiements de droit, voire des dédommagements financiers.

Une prévenue
dans la nature

Mais les débats, en l’absence de la prévenue disparue des écrans radar depuis son interrogatoire à la Sûreté publique, font apparaître la facilité avec laquelle cette femme se servait directement dans les économies du bénéficiaire de service. Elle utilisait la carte bancaire du retraité avec le code afin de faciliter le paiement d’achats quotidiens.

D’autre part, un premier chèque de 3.800 euros avait été encaissé aux intérêts de la nièce de la prévenue. Puis, un autre de 4.300 euros versé, cette fois, sur le compte de l’intéressée.

Tous ces mouvements d’argent avaient été faits avec l’accord de la famille, d’après les déclarations de l’auxiliaire de vie aux inspecteurs. Elle n’avait jamais abusé de la faiblesse du personnage…

Mais qu’en était-il des multiples retraits de 20 euros à 400 euros? Pour la quinquagénaire tout était fait dans la plus grande transparence afin de s’indemniser des dépassements d’horaires. Comme les chèques laissaient des traces, elle remplissait le formulaire et le détenteur du compte le signait chaque fois. Alors, à quoi correspond cette somme de 3.800 euros déposée à la banque de l’intéressée?

3.284 euros mensuel

C’était pour s’acheter une voiture. Elle avait demandé un crédit qu’elle s’engageait à rembourser chaque mois. Quand on sait que son «protégé» était malvoyant, avec des capacités cognitives au plus bas, gravement dépressif et des idées suicidaires, combien de couleuvres a-t-elle pu lui faire avaler… Soi-disant le décompte journalier de ses heures supplémentaires était notifié sur un calepin pour se justifier envers la famille. On ne l’a jamais retrouvé…

Le procureur Alexia Brianti s’était livrée à un petit calcul du coût de cette référente principale, présente, disponible et dévouée. Une addition plutôt salée: 14150 euros de chèques; 5560 euros de retraits par carte bleue; 1116 euros d’achats divers. Sur un total de 15316 euros cela fait du 3284 euros mensuel.

Normalement, les heures supplémentaires n’excédaient pas les 800 euros à 1.000 euros chaque mois d’après la prévenue… Il était requis un an ferme avec mandat, d’arrêt. Finalement, le tribunal a réduit la peine à huit mois.


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