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À Monaco, son compagnon drague la barmaid, elle assomme sa rivale d'un coup de bouteille sur le crâne

Pour avoir asséné un coup de bouteille sur le crâne d'une employée du Coya, un restaurant de la Principauté, une femme de 32 ans a été condamnée par le tribunal correctionnel de Monaco. Ce soir-là, en plus de cet excès de violence, ses cartes bancaires étaient restées muettes à la présentation d’une note de 9.190 euros.

Jean-Marie Fiorucci Publié le 27/07/2022 à 11:19, mis à jour le 27/07/2022 à 13:57
Avec l’abus d’alcool, les esprits ses ont échauffés et la soirée a dérapé. Illustration Jean-François Ottonello

Encore un débordement dû à un état d’ivresse manifeste au cours de la période du dernier Grand Prix de Formule 1. Impliquée dans une affaire qui, en temps normal, aurait donné lieu à une procédure de flagrance, une femme de 32 ans devait répondre des faits de violences et de grivèlerie commis le 29 mai dernier au restaurant Le Coya.

La prévenue aurait perdu le fil de la raison à cause d’un excès de jalousie et d’une alcoolémie excessive (0,98 mg/l).

Considérée comme une potentielle rivale, des sentiments hostiles apparaissaient à l’égard d’une barmaid et du compagnon un peu trop entreprenant. Pas question de se laisser évincer, même pour une soirée ! L’amante, folle de rage, donnait un coup de bouteille sur la tête de l’employée qui finissait au CHPG avec deux jours d’ITT.

14.340 euros à partager,
deux cartes muettes

 

Pourtant, ce soir-là, le couple dînait avec plusieurs amis dans l’établissement, reconnu excellent par le tribunal correctionnel de Monaco. Aucune limite pour goûter au faste monégasque!

D’ailleurs, mets succulents (et dispendieux), jéroboam de champagne Crystal (à 9.190 euros) gonflaient l’addition. Qu’importe ! Il avait été convenu que les convives devaient partager le montant à la fin du repas.

Mais il restait tout de même le reliquat du champagne sur une « douloureuse » de 14.340 euros. Vers 1 heure naissait alors une confusion sur la répartition de la somme. Les six autres personnes de la table ne semblaient pas préoccupées par l’obligation de division à parts égales. Et du côté des deux meneurs d’un tel festin, les cartes bancaires restaient fatalement muettes. Forcément, avec l’abus d’alcool, les esprits s’échauffaient et la soirée dérapait.

La victime hospitalisée

"L’euphorie de la F1 ne permet pas de faire n’importe quoi, a déclaré Me Thomas Brezzo, conseil des parties civiles. Ma cliente et la SBM ne se retrouvent pas dépourvus de conviction. Il y a les témoignages du chef de rang, de l’agent de sécurité afin d’identifier l’unique auteure de ces violences. Cette personne, très alcoolisée, a eu un comportement particulier. Un précédent l’atteste avec un jet de verre sur son compagnon. Quant à l’addition, impayée, vous condamnerez la prévenue au paiement du jéroboam plus 5 000 euros de frais engagés par la SBM."

 

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, en l’absence de l’intéressée à la barre, a précisé : "La femme avait bu depuis le samedi, dès 11 heures. Elle n’avait aucun souvenir des faits. Concernant l’infraction de grivèlerie, rien ne se serait passé, d’après ses déclarations en garde à vue, si chacun des invités avait payé sa part. Quant à son compagnon, il déclarait n’avoir rien vu de l’altercation."

Il faut entrer en voie de condamnation pour le parquet. "Face à de telles violences et grivèlerie, ce couple a de véritables problèmes avec l’alcool. Sur le partage de la note, a relevé le substitut Emmanuelle Carniello, nous n’avons pas les mêmes versions ni les identités des autres convives. Cette dame était blessée aux membres inférieurs et marchait avec une béquille. Son absence à l’audience est due à son hospitalisation actuellement pour sauver sa jambe. Un mois assorti du sursis devait l’avertir sérieusement de ne plus recommencer."

Le tribunal, moins enclin à une peine d’admonestation, a converti la période sollicitée par le ministère public en prison ferme.

Offre numérique MM+

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