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À Monaco, le Planet Sushi encore dans la tourmente, un cas de salmonelle détecté

Mis à jour le 16/04/2021 à 11:25 Publié le 16/04/2021 à 07:30
Ce restaurant a déjà fait l’objet de deux mises en demeure et de six manquements au respect des règlements alimentaires.

Ce restaurant a déjà fait l’objet de deux mises en demeure et de six manquements au respect des règlements alimentaires. Photo Cyril Dodergny

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

À Monaco, le Planet Sushi encore dans la tourmente, un cas de salmonelle détecté

Condamné pour négligence dans la conformité alimentaire, le restaurateur devra aussi verser 4136 euros à la partie civile. Un garçon de 9 ans, intoxiqué, avait été transporté à l’hôpital Lenval.

Est-ce qu’une affection de salmonellose peut-elle être à l’origine d’une contamination d’un jeune garçon après consommation de volaille en provenance de l’enseigne "Planet Sushi"?

Douze heures après l’ingestion de la brochette

Pour le tribunal correctionnel, la présence de l’agent infectieux dans le plat à base de poulet commandé par la mère de famille le 27 juillet 2019 ne fait aucun doute.

Le dossier comporte suffisamment de preuves pour condamner l’exploitant du restaurant japonais à un mois d’emprisonnement avec sursis et 8.000 euros d’amende pour les défauts de contrôle et d’information relatifs à la conformité de la sécurité. Une somme de 4.136 euros est également allouée aux plaignants.

Le lendemain de ce 27 juillet 2019, après avoir consommé un plat à emporter, un enfant de neuf ans s’est plaint de douleurs abdominales. Il est alors conduit au CHPG, puis à l’hôpital Lenval pour enfants de Nice.

L’équipe médicale diagnostique alors une intoxication à la salmonelle, cause de la maladie intestinale dont les symptômes sont apparus plus de douze heures après l’ingestion de la brochette de volaille.

Deux mises en demeure pour ce restaurant depuis son ouverture

Décidés à engager la responsabilité du restaurateur, les parents dénoncent le lien de causalité entre l’intoxication de leur fils et le plat consommé.

Dans un premier temps, l’autorité compétente, alertée, ordonne une fermeture administrative d’un mois.

"Depuis l’ouverture en 2014, a constaté à l’audience le président Florestan Bellinzona (*), vous avez fait l’objet de deux mises en demeure et de six manquements au respect des règlements alimentaires pour le consommateur. Il est impressionnant de voir le nombre de prescriptions manquées, comme des mises aux normes ou pour le poisson cru. Il s’agissait d’assurer des procédures afin que le consommateur encoure un risque zéro."

Le prévenu, à la barre, a affirmé prendre la sécurité des aliments très au sérieux. "Nous travaillons depuis vingt-cinq ans avec un organisme qui contrôle régulièrement nos plats. Il n’y a jamais eu de salmonelle dans nos locaux."

Constat effarant

Le magistrat, insatisfait va bombarder le prévenu de questions. Et le constat va s’avérer effarant.
Entre 2014 et 2019, pas une seule fois l’exploitant est en conformité avec les dispositions de la Direction de l’Action sanitaire.

Aucune garantie de bonne conservation au niveau des sauces! Le poulet côtoie des produits inadaptés! Des filets de poissons sont laissés sur le plan de travail avec leurs emballages constatés par les agents.

Pour la partie civile, à la défense de son client, Me Philippe Depret, du barreau de Nice précise que "les morceaux de poulet provenaient de la supérette voisine (ce serait là-bas que le restaurateur se serait fourni, NDLR)".

De son côté, le premier substitut Cyrielle Colle explique que "le non-respect des règles d’hygiène alimentaire est une sanction administrative. Vous ne pourrez donc pas entrer en voie de condamnation. En revanche, un article est prévu pour la sécurité alimentaire."

Elle poursuit, "pour la brochette, le doute devrait profiter au prévenu. Pour autant l’exploitant ne fournit aucun document sur les prélèvements et analyses obligatoires des produits. Ou alors, ils sont tous postérieurs au passage de la DAS. Le délit est donc caractérisé.

Les sept pages de remarques édictées par la Direction de l’Action sanitaire, mettent en évidence une certitude intuitive concernant les symptômes. Vous prononcerez une peine de deux mois avec sursis."

"Vous ne maîtrisiez pas les pratiques de conservation"

Au président de conclure: "La DAS maintient, en 2020, que vous ne maîtrisiez pas les pratiques de conservation des denrées. La compatibilité de la pathologie avec le dernier repas consommé explique la probabilité de contamination du jeune garçon."

L’exploitant réfute ces manquements en bloc. "Ce jour-là, on a vendu deux mille brochettes ! Il n’y a pas eu d’autres cas. Je ne suis pas concerné! On a toujours observé les règles de l’organisme monégasque. Notre cuisine est en permanence à 5°. On travaille le poisson à l’instant. On respecte la désinfection avant la production. J’ai satisfait aux opérations demandées..."

Toutefois, pour le magistrat, "les documents produits sont postérieurs aux contrôles et non antérieurs!"

Le tribunal alloue 4.136 euros aux demandeurs. La note pénale s’allonge avec 8.000 euros d’amende et le mois d’emprisonnement avec sursis.

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