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A Monaco, la querelle entre époux se règle à coups de marteau

Mis à jour le 03/12/2014 à 08:48 Publié le 03/12/2014 à 08:44
Le tribunal n’a pas fait preuve de clémence.

Le tribunal n’a pas fait preuve de clémence. C.D.

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A Monaco, la querelle entre époux se règle à coups de marteau

Un différend opposant des époux très alcoolisés, pour une histoire d'infidélité féminine, a vite dégénéré le 18 octobre dernier !

Un différend opposant des époux très alcoolisés, pour une histoire d'infidélité féminine, a vite dégénéré le 18 octobre dernier !

Humilié d'avoir appris qu'il était trompé, le mari, un quadragénaire sans profession vivant de ses rentes, a cogné plusieurs fois sur le visage de sa femme. Pour se défendre, la victime a riposté à coups de marteau, heureusement sans gravité !

Pour ces violences conjugales, le tribunal correctionnel a condamné le prévenu à huit mois d'emprisonnement avec sursis, liberté d'épreuve et obligation de soins.

Le drame s'est produit en pleine nuit dans un immeuble cossu de la Principauté. Au cours d'une sortie, ce couple de Néerlandais avait déjà consommé beaucoup d'alcool.

Chez eux, ils ont continué à boire et le ton est vite monté quand l'épouse a avoué son aventure adultérine. Sous l'effet de la boisson, l'homme n'a pu contenir sa colère. Il a corrigé sa femme à coups de poing puis l'a enfermée dans leur chambre.

« Elle a pris un marteau pour se défendre, a-t-il précisé au président Jérôme Fougeras-Lavergnolle qui l'interrogeait sur les faits. J'ai réussi à me protéger et à le lui arracher des mains. Quand j'ai vu du sang sur le lit, j'étais choqué… Mon acte est impardonnable. Mais c'est le résultat d'une relation très compliquée. »

Battue tous les quatre mois

La victime n'est pas venue au tribunal. Elle ne voulait plus revivre cette nuit de violence.

Le président a lu sa déposition : « Mon mari me frappe tous les quatre mois environ. Il a même failli me tuer à Barcelone. À Beaulieu, il m'a brûlé avec une cigarette… » Le prévenu n'a pas souvenance de ces faits antérieurs.

Et si le couple est maintenant séparé, le mari assure « faire des efforts pour revivre avec ma femme et mes enfants. Je ne veux pas de divorce, il y a encore de l'amour ».

Pour la partie civile, Me Xavier-Alexandre Boyer évoquera « le visage tuméfié de la victime et une situation qui dure depuis quinze ans. Ma cliente ne peut plus supporter ça et ne fait aucune demande financière à part l'euro symbolique. Il faut sanctionner ce comportement inadmissible ».

Après le rappel des faits, des œdèmes, griffures et autres blessures, le procureur Cyrielle Colle s'interrogera sur la peine la mieux adaptée : « Cet homme a pris conscience de ne plus recommencer. Alors, il devra s'astreindre à une obligation de soins et de désintoxication. » À l'issue d'un long réquisitoire empreint de conscience, raison et sagesse, la sanction tombera : quatre mois avec sursis !

Mais pour la défense, un être humain reçoit de ses parents un certain héritage substantiel, un certain patrimoine héréditaire. Dès lors, Me Hervé Campana mettra en exergue « un homme élevé par un père violent et alcoolique. Mon client est sincère quand il incite son épouse à déposer plainte. Il va même se dénoncer à la police. Il demande de l'aide et pas de la prison ferme ».

Le tribunal, enclin à la clémence, doublera cependant la peine avec sursis réclamée par le ministère public pour bien marquer l'avertissement.

 

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