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A Monaco, deux pilotes d'hélicoptère en viennent aux mains

Mis à jour le 05/02/2015 à 08:08 Publié le 05/02/2015 à 07:26
Les deux pilotes de la société Héli Air Monaco se sont expliqués à la barre du tribunal correctionnel.

Les deux pilotes de la société Héli Air Monaco se sont expliqués à la barre du tribunal correctionnel. Michaël Alesi

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A Monaco, deux pilotes d'hélicoptère en viennent aux mains

Une altercation entre deux pilotes de la société Héli Air Monaco se termine au tribunal correctionnel de Monaco. Le prévenu écope de quinze jour de prison avec sursis.

Une altercation entre deux pilotes de la société Héli Air Monaco se termine au tribunal correctionnel de Monaco. Le prévenu écope de quinze jour de prison avec sursis.

Est-ce un excès de zèle, brutal et mortifiant, sur fond d'insultes racistes, qui a provoqué l'altercation à coups de poing entre deux pilotes de la société Héli Air Monaco au retour d'un vol ? La victime s'en défend ! Le prévenu, au contraire, en est convaincu ! Le tribunal correctionnel a jugé les violences et voies de fait de ce dernier sans excuses. Et l'a condamné à quinze jours de prison avec sursis.

L'altercation se produit le 27 juin 2014. Ce jour-là, la manœuvre d'approche est difficile et délicate pour un vol à basse altitude. Sur le tarmac, le chef de l'opération (la victime) estime que Mehdi (le prévenu) n'a pas effectué sa mission dans les règles et qu'il a contesté ses ordres. Il lui en fait grief. Le conflit entre les deux salariés tourne au pugilat dans les locaux de la compagnie monégasque.

Le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle veut connaître les véritables raisons qui ont déclenché la dispute.

«À la suite des remontrances sur ma façon de piloter, déclare l'agresseur, alors que je n'ai pas pris de risque, il m'a dit "sale arabe". Cela m'a mis en colère. Il a depuis longtemps un grief contre moi…»

La victime assure de ne pas être «un bagarreur. J'ai ressenti plusieurs coups au visage. On nous a séparés, puis les pompiers m'ont transporté à l'hôpital. Depuis, j'ai été licencié».

Six mois après, toujours la haine

Aussitôt, Me Charles Lécuyer, pour la partie civile, évoque des témoignages où «aucun propos raciste n'a été entendu. Le prévenu est venu chercher l'affrontement. Comme il a beaucoup d'ego, ce pilote n'accepte ni ordre ni reproche. Son excuse de provocation ne tient pas et le préjudice est important».

Le procureur Cyrielle Colle reconnaîtra, d'une part, que «les faits du prévenu ne sont pas excusables».

Et, d'autre part, que «les propos inacceptables du second pilote ne justifiaient ni la légitime défense ni cette violence. Car la fracture du nez a entraîné un arrêt de vingt et un jours pour la victime. Six mois après les faits, on est toujours dans une période de haine».

Alors, pour éviter une éventuelle récidive, le ministère public réclamera une peine d'un mois d'emprisonnement assortie du sursis.

La défense, par la voix de Me Sandrine Reboul, rappellera que son client «a été également sanctionné professionnellement. Il regrette profondément son geste. Pourtant, toutes les insultes viennent de la victime. Les témoins sont dans l'impossibilité de désigner un agresseur et un agressé tellement c'était confus… Après trois vols, on est un peu sous pression et on explose à la moindre insulte»

 


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