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A 79 ans, il gifle sa compagne... mais maintient n'avoir jamais frappé une femme

Gilles L., 79 ans, comparaissait ce jeudi à Toulon. Ce que lui reproche la justice: une certaine propension à frapper sa compagne, elle-même âgée de 82 ans.

So. B. Publié le 03/08/2018 à 16:15, mis à jour le 03/08/2018 à 16:36
Des violences conjugales (image d'illustration). Photo O. G.

Les deux vivent dans la même résidence de La Seyne, chacun dans son appartement.

"Ils nient à chaque fois"

Le 16 juillet dernier, un voisin explique "avoir pris sur lui de filmer cette scène, car ces deux personnes nient les coups et insultes, à chaque fois".

Sur la vidéo, Monsieur assène une gifle à Madame, puis une deuxième.

Puis ils disparaissent du champ. Interrogée par la police, Madame ne se reconnaît pas dans le film, tandis que son petit-fils est formel.

 

"Ses proches supposaient qu’elle était frappée", livre le tribunal. Suggérant aussi que "Madame est très amoureuse de son bourreau".

"Vous faîtes saigner!"

"On s’engueule, c’est la vérité, mais frapper une femme, jamais!", intervient Gilles L. avec conviction.

Au tour de la présidente de donner dans l’engueulade. "Mais ce n’est pas ce qu’on voit dans la vidéo!"

Il rétropédale. "Je l’ai giflé légèrement. C’est pas une gifle, c’est une claque."

 

Le tribunal s’énerve. "Donc vous caressez fort, car vous faites saigner!", dit le juge.

La dame, qui a eu deux jours d’ITT, avait la bouche en sang à l’arrivée des policiers. "C’est parce qu’elle a des gerçures", ose encore le prévenu.

Prison avec sursis

Ancien militaire, il souffle sans fin face aux griefs qu’on lui oppose. Sur les armes et munitions détenues sans autorisation chez lui, il ne voit pas le problème, vu qu’il "n’a tué personne".

Le ministère public le décrit comme un homme "borné, ce qui est souvent le cas dans les violences conjugales". Avant de s’inquiéter franchement de "son déni".

 

Car des précédents, il y en a: le voisinage est même allé jusqu’à déposer des mains courantes, jamais suivies d’effets, puisque la victime nie l’existence des coups.

Pour les faits du 16 juillet, le tribunal a condamné Gilles L. à 8 mois de prison avec sursis.

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