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1000 € d'amende pour avoir insulté un capitaine de police

Mis à jour le 31/03/2017 à 05:17 Publié le 31/03/2017 à 05:17
« Ses mots ont dépassé sa pensée », a plaidé l'avocat de la prévenue qui avait insulté un capitaine par téléphone.

« Ses mots ont dépassé sa pensée », a plaidé l'avocat de la prévenue qui avait insulté un capitaine par téléphone. J.-F.O.

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1000 € d'amende pour avoir insulté un capitaine de police

Elle a enlevé son hijab (foulard), cette fois, pour venir à la barre du tribunal correctionnel.

Elle a enlevé son hijab (foulard), cette fois, pour venir à la barre du tribunal correctionnel. La femme âgée de trente-sept ans, sans profession, prévenue d'avoir outragé un capitaine de police, s'approche pour connaître le délibéré prononcé par les juges monégasques.

Elle a été condamnée à une amende de 1 000 euros. Une décision assortie d'une relaxe dans un second dossier où il lui était reproché d'avoir injurié une conseillère financière de La Poste, après un refus d'ouvrir un compte dans une agence de la Principauté.

Cette dernière personne, dont la fonction est de guider la clientèle dans le domaine bancaire, ne peut pas être considérée comme un agent public, d'après le président Jérôme Fougeras Lavergnolle [lire nos éditions des mercredis 15 et 22 mars].

Brièvement, à la suite d'un incident à La Poste, en octobre 2016, cette résidente de Beausoleil est convoquée par téléphone à la Sûreté publique. Au cours des propos échangés, elle menace l'officier de la force publique verbalement : « Monaco appartient à Allah ! Vous allez le payer cher ! C'est l'Islam qui va s'occuper de cela… »

« J'ai encore trop de séquelles »

À l'audience, la prévenue reconnaît ses paroles. Elle les met sur le compte de l'énervement et se considère plutôt comme une victime. Jusqu'à objecter des insultes envers le fonctionnaire. « Aux vues de mes convictions, ce ne sont pas des menaces ! C'est un fait… J'ai eu des problèmes depuis 2001 à la suite d'un choc psychologique. J'ai encore trop de séquelles. Je suis épuisée… »

Si le procureur Cyrielle Colle admet du bout des lèvres l'état de démence, la représente du Parquet général est convaincue que la conduite de cette femme est tout de même extravagante. « Se présenter à la police ne justifie pas les termes employés. Même si quelques jours plus tard cette dame rappelle l'OPJ pour s'excuser, une peine d'emprisonnement de quinze jours assortis du sursis est adaptée. »

Me Arnaud Cheynut, dans une plaidoirie argumentée pour convaincre de la fragilité de sa cliente, trouve qu'on « la pousse à bout alors qu'elle est sous traitement. Ses mots sont malheureux, certes. Mais où est la raison, l'intention, de l'interroger sur des attentats qui viennent d'endeuiller la France ? On cherche la petite bête sous ce voile pour en arriver à une conclusion qui ne fait aucun doute sur sa radicalisation. Ses mots ont dépassé sa pensée… » L'avocat l'aura toutefois soustraite d'une éventuelle peine supplémentaire en alléguant le statut différent de la responsable postale.


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