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Florine Soula, un sourire qui en dit long

Mis à jour le 03/01/2019 à 05:34 Publié le 24/12/2018 à 05:34
Pour sa première participation à l'European Cup Cadet avec l'équipe de France, Florine Soula a remporté la médaille de bronze dans la catégorie des - 63 kg. 	(DR)

Florine Soula, un sourire qui en dit long

Talentueuse depuis son plus jeune âge, sur les tatamis, Florine Soula ne cesse de gravir les échelons. L'année 2 018 a été charnière pour la sociétaire du Judo Club de Monaco

Lorsqu'elle était petite, à peine trois ou quatre ans tout au plus, sur le tatami, ses entraîneurs du club de judo de La Grave sur Peille l'appelaient déjà, « The Killer ». « Elle faisait même pleurer les garçons », se souvient Laurence, sa maman. Depuis, les années ont passé et Florine Soula a bien grandi et son talent ne s'est pas estompé, bien au contraire, il s'est affirmé. Car oui, aujourd'hui, la jeune fille de seize ans est devenue l'une des représentantes tricolores dans la catégorie cadette et s'est même offert une médaille de bronze à l'European Cup, qui avait lieu en Hongrie, en novembre dernier.

Une sélection en or

Tout a commencé en avril de cette année. « C'était lors des championnats de France qui avaient lieu à Clermont-Ferrand. J'ai remporté la médaille d'or et des membres de l'encadrement de l'équipe de France sont venus me voir, m'ont demandé mes coordonnées et m'ont un peu expliqué comment ça allait se passer. J'ai reçu une convocation et puis l'équipement. C'était un rêve de gosse qui était en train de se réaliser », explique la jeune judoka, des étoiles plein les yeux, rien que d'y repenser. Derrière un visage angélique, se cachent une force de caractère particulière et une ambition à toute épreuve, que la pratique du judo, lui a en partie, permise d'acquérir. « Dans le judo, nous avons un code moral. La pratique de ce sport m'a permis d'avoir confiance en moi et m'a appris à contrôler mes émotions », précise l'athlète.

Actuellement, Florine Soula est scolarisée au Parc impérial, en Première S. C'est aussi dans cet établissement qu'elle s'entraîne avec le Pôle espoir de Nice.

« Des qualités de travail exemplaires »

« J'ai voulu intégrer le Pôle espoir pour avoir plus d'entraînements et un encadrement plus structuré. Même s'il est parfois difficile d'assimiler les cours et le judo. Il faut trouver le bon équilibre, car je fais quand même de longs et lointains déplacements ».

Là-bas, elle s'entraîne tous les jours, du lundi au jeudi. Le vendredi, c'est au Judo Club de Monaco qu'elle se rend.

Le samedi et le dimanche, c'est footing ou encore musculation, lorsqu'elle n'est pas en compétition. La PPG (Préparation Physique Générale), comme on appelle cela dans le jargon.

Autrement dit, c'est du non-stop. « Florine est quelqu'un qui a des qualités de travail exemplaires, elle ne laisse rien au hasard et analyse chacun de ses adversaires. Elle est plutôt mature pour son âge, car ce sont des qualités que l'on retrouve chez des judokas plus âgés normalement. Même si parfois elle a du mal à digérer l'échec, elle arrive toujours à en tirer des leçons. C'est une personne qui a besoin que l'on soit là pour elle. Elle me fait penser au fils de Marcel Pietri, Loïc, qui a été champion du monde notamment », confie François Bick, l'un de ses entraîneurs à Monaco.

« Je veux être numéro une de ma catégorie »

Du talent, de la maturité, de la générosité et énormément d'envie, Florine Soula semble être sur la bonne voie pour remplir les objectifs qu'elle s'est fixée pour 2 019.

« L'année prochaine, il va y avoir de grosses échéances comme le Tournoi De France (TDF), le championnat de France et le championnat d'Europe. Ce que je veux, c'est être numéro une de ma catégorie cadette avant de passer en Juniors. Car l'année dernière, je n'ai pas pu montrer tout ce que je valais. »

De réussir et de monter sur les plus hautes marches des podiums ? C'est bien tout le mal qu'on lui souhaite.


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