“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Dernière ligne droite Monaco : la troisième force !

Mis à jour le 02/11/2019 à 10:02 Publié le 02/11/2019 à 10:02
Il y a un an, à Rouen, Luca Otmane (à gauche) et Sacha Flament avaient ramené l’or et l’argent en moins de 73 kg. Ils espèrent faire aussi bien cette saison et marquer les esprits dans l’optique de la qualification aux Jeux.

Dernière ligne droite Monaco : la troisième force !

Les meilleurs judokas tricolores croisent le fer, ce week-end au Coliseum d’Amiens. A huit mois des Jeux de Tokyo, beaucoup, dont des Azuréens, veulent s’illustrer

Une année pré-olympique est toujours dense et instable. Surtout quand vous courez après le temps comme le lapin blanc d’Alice au pays des merveilles. Ce week-end, ce constat vaut pour les retardataires qui espèrent récupérer, d’ici mai, l’un des quatorze strapontins (un par catégorie chez les Bleus) pour les prochains Jeux de Tokyo (24 juillet-2 août). Deux Azuréens s’avancent au Coliseum d’Amiens dans cette optique : Luca Otmane (-73 kg) et Sacha Flament (-66 kg). Jolan Florimont et Loïc Korval ayant quitté Nice Judo et l’Olympic Judo Nice (OJN) pour Montpellier et le Red Star cette saison, les deux compères pointent en première ligne.

Et ça tombe bien, puisque les sociétaires de l’OJN ont les crocs.

« Je n’aborde pas cette compétition en pensant à la défense de mon titre, argue Otmane. C’est un facteur qui peut être une motivation mais ce n’est pas plus important que la qualification olympique. Le n°1 français (Guillaume Chaine, absent en Picardie) n’est plus performant. Ça s’est resserré. Mon but n’est plus de faire cogiter les sélectionneurs mais de ne plus leur donner le choix de me sélectionner. Si vous êtes champion de France, vous êtes qualifié d’office pour le Grand Chelem de Paris (8-9 février prochains). Et vous pouvez obtenir d’autres occasions de marquer des points dans d’autres Grands Prix ou Grands Chelems pour remonter au classement mondial. »

Otmane devra museler la concurrence, mix de jeunes loups (Riquin, Tchorowski) et de vieux lions (Axus).

Flament, lui, a connu une année difficile après sa médaille d’argent l’année dernière (-73 kg). Il est redescendu de catégorie (-66 kg) puis a subi une opération de l’épaule il y a six mois.

« Comme Luca, je veux gagner pour être ressorti sur de nouvelles compétitions. Je n’ai pas le choix, lance-t-il, conscient d’abattre l’une de ses dernières cartes. J’ai encore quelques douleurs à l’épaule, mais ça va, je suis prêt. »

Maryline Louis-Sidney et Chloé Dollin (bronzée et argentée en 2018, Nice Judo) sont d’autres fournisseurs potentiels de breloques.

« Je ne serai pas fière s’il n’y a pas de médaille », exige ‘‘MLS’’ en -57 kg. Dollin (-78 kg) est de retour sur la Côte après un crochet par Orléans. Elle aura Posvite, Tcheuméo ou Pierret accrochées à son kimono.

Gobert la surprise ?

Quelques noms sont sortis du chapeau quand est venue l’heure de songer à l’éventuelle révélation azuréenne de ces championnats.

« La belle surprise peut être Maxime Gobert, juge Mohamed Otmane, directeur technique de l’OJN. Il a été champion de France Cadets, il a fait les Mondiaux Cadets et il est entré à l’INSEP beaucoup plus tôt que les autres. Il vient de faire 5e de la Coupe du monde Seniors au Luxembourg. Je le vois bien réaliser un Top 7. »

Au Nice Judo, le pedigree de Guerman Andreev (+100 kg) est à surveiller. 7e l’an dernier, il « vient de terminer 3e d’une Coupe d’Europe en Croatie en avril », détaille Michel Carrière, directeur technique au Nice Judo. Un dirigeant qui entend vibrer malgré l’absence de Pape Doudou N’Diaye (-81 kg). Le champion de France 2016, touché au ligament croisé du genou, pouvait susciter des émotions dans le camp azuréen.

Le Nice Judo et l’Olympic Judo Nice ne sont pas les seuls représentants azuréens en Picardie. Le Judo Club de Monaco débarque lui aussi en force. Avec quatre représentants dont trois Juniors, la Principauté a fait le pari de la jeunesse.

« Gnamien Tizie (-81 kg) est le plus à même d’obtenir une médaille ou de faire un exploit, se projette Marcel Pietri, directeur technique du JCM. Surtout que sur lui, le stress agit comme un euphorisant. »

Derrière l’enfant de l’Ariane, champion de France Juniors en début d’année et Monégasque depuis trois ans, sa coéquipière, Rania Drid (-63 kg), elle aussi Juniors, espère se signaler.

Derrière le Rocher, Saint-Laurent et Mandelieu comptent un porte-drapeau chacun. Au Stade, Christophe Hasson (-60 kg) « s’est donné les moyens d’aller chercher un podium et aspire à de grandes choses », dixit Manuel Amitrano, son directeur technique.

Sur les bords de la Siagne, Adrien Lauretta (-100 kg), champion de France Juniors en 2007, renoue petit à petit avec le haut niveau après une coupure de trois ans. « Très fort techniquement » pour son coach Cinto Cunado, il visera un maintien en 1re Division *. Et le trentenaire mandolocien ne sera pas le seul engagé dans cette voie. Telle sera aussi l’ambition de Hinda Sassi-Chati (-48 kg) et Jean Delonca (-90 kg), les judokas de l’ASBTP Nice.

Sauf performance extraordinaire, Renaud Carrière (+100 kg, Nice Judo), déjà médaillé aux France D1 mais très occupé sur le plan professionnel, devrait entrer dans cette catégorie.

Au total, vingt-six Azuréens seront sur les tatamis du Coliseum. Et la qualité paraît suffisante pour ramener entre trois et cinq médailles.

5

Rania Drid et Gnamien Tizie sont deux protégés de Marcel Pietri, directeur technique du JC de Monaco.

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.