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Et si on allait à pied à l'école?

Mis à jour le 14/09/2020 à 16:18 Publié le 14/09/2020 à 16:17
Le pédibus permet de sécuriser le chemin de l'école.

Le pédibus permet de sécuriser le chemin de l'école. Photo archive Dominique Leriche

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Et si on allait à pied à l'école?

Alors que 90 % des parents résident dans un périmètre de moins d'un kilomètre autour de l'école élémentaire de leur enfant (d'après l'INSEE), l'automobile reste en tête des modes de déplacements. Alors comment favoriser la marche pour limiter la pollution, favoriser l'activité physique et la concentration des élèves?

Quel est le problème?

En ville, la rentrée des classes emmène son cortège de voitures de parents pressés, double-files, concerts de klaxons et embouteillages aux abords des établissements scolaires.
Alors que 90 % des parents résident dans un périmètre de moins d'un kilomètre autour de l'école élémentaire de leur enfant (source INSEE) l'automobile reste en tête des modes de déplacements. Près de 75% des élèves sont accompagnés tous les jours ou occasionnellement en voiture à l’école, selon une étude de la Prévention routière.
On est loin de la Suisse où 75% des enfants marchent jusqu'à leur établissement scolaire. En Italie, pays culturellement plus proche de nous, ils sont 35,7% chez les 6-10 ans et 38,3% chez les 11-13 ans à se rendre à pied en cours, selon l'ISTAT institut de statistiques italien.

Prendre l'habitude de marcher

Et si on allait à l'école à pied? Histoire d'apaiser la ville, de limiter la pollution, et d'inciter les enfants à adopter ce mode de déplacement qui leur permet de faire de l'activité physique.

Pour donner aux plus jeunes le goût de la marche, Bra, cité piémontaise de 30 000 habitants, a décidé d'interdire l'accès en voiture aux écoles.

Nous avions réalisé en 2018 un reportage dans cette ville en pleine transformation. Bruna Sibille, maire de Bra nous avait alors expliqué: "Les parents laissent les enfants à une certaine distance de l'établissement, et les écoliers finissent le trajet à pied, accompagnés par des grands-parents, des volontaires. Avec la mise en place de ces pédibus, ils prennent ainsi l'habitude de marcher, de parler entre eux. C'est bon pour la santé et ça évite l'usage frénétique de la voiture."

Des pédibus pour assurer la sécurité des enfants

En France, des pédibus ont été mis en place dans certaines villes, à Toulon, Nice, Saint-Mandrier… Le principe de ces "bus" pédestres: organiser un ramassage des élèves, accompagnés par des parents, grands-parents ou retraités volontaires.

Ces adultes se relaient pour assurer la sécurité des enfants. Car cheminer dans les centres-villes nécessite une certaine vigilance.

"On a une ligne qui fonctionne depuis 2011, témoigne Karima Bouzebiba d'Amitiés Cité. Le matin nous avons une quinzaine d'enfants, et le soir plus d'une trentaine. Nous aidons les parents à s'organiser pour les accompagnements."

Dans ce quartier de Toulon, les écoliers parcourent ensemble un peu plus de 400 mètres. Parents et enfants en profitent pour discuter, faire connaissance.

"Cette année on a veillé à avoir 4 parents mobilisés par jour, pour faire face aux imprévus. Nous avons aussi dû revoir le protocole sanitaire, en raison de la Covid19."

"Par exemple, les enfants ne portent plus de chasuble fluo."
Cette responsable associative reconnaît que l'implication des familles reste l'élément clé de la réussite. Et c'est sans doute le premier frein au développement des pédibus.

"C'est une bonne initiative mais elle peine effectivement à s'imposer," constate Séverine Boulard, qui travaille au sein du service transports et mobilité (STM) à l'Ademe.

"La difficulté c'est de trouver des parents disponibles pour assurer ce ramassage piéton, car souvent ils déposent leurs enfants, en voiture. L'école est une étape sur leur trajet domicile travail."

Elle souligne les bénéfices de ce mode de déplacement.

"Ça renforce le lien parents enfants, les écoliers qui se rendent à pied en cours sont plus concentrés, et puis, ça réduit la pollution aux abords des écoles."

D'ailleurs, pour limiter les émissions de CO2 à proximité des écoles, la mairie de Paris a interdit ou apaisé la circulation autour de 122 établissements scolaires depuis la rentrée.

Le développement du télétravail entraînera-t-il un changement des comportements?

"Il peut avoir un effet bénéfique sur la dépose des enfants à pied ou à vélo mais il est encore un peu tôt pour établir le lien entre les deux," conclut Séverine Boulard.


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