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En 1860, Monaco réclame une route littorale pour devenir... le "Bois de Boulogne de Nice"

Au milieu du XIXe siècle les Monégasques déplorent le manque de communication entre Nice et la Principauté. En cause, l'absence de route littorale jusqu'à Nice. Le Journal de Monaco utilise alors un drôle d'argument.

André Peyrègne Publié le 21/08/2021 à 13:59, mis à jour le 21/08/2021 à 15:11
Illustration Eric Ottino

Le Journal de Monaco du 15 juillet 1860 dénonce l'absence de route littorale entre la Principauté et Nice, et plaide pour sa construction avec une conclusion... inattendue !

"Monaco est la ville qui souffre le plus de l'absence d'une route littorale avec Nice. La sollicitude des Princes ayant porté sur les communications actives avec Menton, il résulte que les voitures de luxe se trouvent obligées d’emprunter le parcours dans la direction de Menton jusqu'à l'embranchement joignant la route de la Corniche ; de rebrousser près de 6 kilomètres pour revenir verticalement au-dessus de Monaco, de telle sorte que la route accidentée qui est aujourd'hui de Nice à Monaco de 26 kilomètres et de 4 heures ne sera plus par la voie nouvelle, si on construit la route du bord de mer, que de 10 kilomètres et d'une heure et demie : elle deviendra par la beauté de ses sites, sa douce température, son nivellement, ses pittoresques et paradisiaques villas, la véritable, la seule promenade des nombreux équipages niçois. Monaco deviendra le Bois de Boulogne de Nice. »

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